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RÉSUMÉ (ÎÊNÉRAL, ORIGINE DU MONDE

outre que ce serait employer ici beaucoup de temps à de purs ro< mans, il est peut-être avantageux, pour Thonneur de l'espèce humaine, de livrer â Toubli tant d'aberrations d'esprit que nous aurions à faire connaître. Une seule géogénie mérite notre attention : c'est celle qui se trouve exposée dans le livre de Moïse, et qui, après plus de trois mille ans, se présente encore, d'un côté, comme l'application la plus nette des théories les mieux établies, et, de l'autre, comme le résumé le plus succinct des grands faits géologiques.

Quoi de plus rationnel, en effet, et de plus conforme à l'état môme de nos connaissances acluelles, quand il s'agissait de mettre de Tordre dans la confusion générale des choses, que de créer le véhicule au moyen duquel les phénomènes de la lumière, de la chaleur, etc., pouvaient se manifester et porter la vie partout; que de rassembler de toutes parts les éléments dispersés, en certains groupes espacés entre eux; que d'établir çà et là des centres d'attraction autour desquels tout pût graviter suivant une loi immuable, etc.? C'est cependant ce qu'on trouve, en termes brefs et vulgaires, mais intelligibles à tous, dans les premiers versets de la Genèse» qui nous ocrent clairement trois grandes opérations parfaitement distinctes. En effet, on y trouve, en résumé : Deus fecit LUCEM (le fluide de la lumière, de la chaleur, etc.)^ firmamentum (l'espace et toutes les masses qui s'y trouvent disséminées), solem ET sTfeLLAs (les ccntrcs d'attraction), etc.

Quant à la création organique, elle se partage en quatre époques successives tout aussi rationnelles. La première établit la vie végétative, qui se manifeste non-seulement dans les plantes, mais encore dans ces animaux inférieurs, où l'on trouve à peine autre chose que les phénomènes de nutrition, d^accroissement, etc. Vient ensuite la vie de relation, où la sensibilité, l'instinct, l'intelligence, la volonté, se joignent successivement, en diverses proportions, aux phénomènes de pure existence. Cette vie nouvelle prend d'abord un certain développement dans les poissons (compre^ uant sans doute les reptiles), puis dans les oiseaux, qui constituent ensemble la seconde époque de création. Elle acquiert une nouvelle extension dans les mammifères, qui paraissent à une troisième époque; et enfin elle parvient au plus haut degré dans l'homme, qui termine l'œuvre du Tout-Puissant, en recevant une âme à son image pour le distinguer de tous les animaux.

Cet exposé de la création nous offre sans doute un admirable exemple de combinaisons organiques successives; mais ce qui n'est pas moins remarquable» c'est précisément aussi l'ordre dans lequel se présentent successivement tous les débris ensevelis dans les dépôts

sédimentaireB des différents âges. Ceux que nous rencontrons dans les couches que nous regardons comme les plus anciennes senties dépouilles calcaires de certains poljrpiers, les moules, quelquefois le test même de quelques mollusques acéphales, les crustacés trilobites, et les débris végétatix, dont Taccumulation a formé Tanthra* dte des terrains dévoniens (g 234 à 256). L'abondance, retendue, Tépaisseur de ces matières combustibles annoncent une grands puissance de végétation, qui conduit à croire que les plantes existaient déjà depuis longtemps, et que peutrètre leurs premiers débris ont disparu dans les mélamorphismes profonds qui ont modifié les dépôts dans lesquels ils pouvaient être.

Lds .poissons ne paraissent pas avoir existé avant Tépoque des terrains dévoniens. et c'est seulement dans la période de formation des dépôts de calcaire carbonifère, qu'ils ont acquis une puissance d'organisation (g 256), qui se perd dans les dépôts suivants et qu'on ne connaît même plus aujourd'hui sur le globe. Les reptiles ont laissé leurs dépouilles dans les terrains pénéens qui viennent en* suite (g 248), et les oiseaux dont la Genèse place aussi la création à la même époque, quoique en second lieu, ont laissé pour la première fois les empreintes de leurs pattes sur les dalles des grès de la formation triassique (g 250).

Les mammifères terrestres ne viennent que longtemps après; si l'on en trouve déjà quelques faibles traces dans la grande oolite (g 264), ils appartiennent aux ordres les plus inférieurs de la classe. Ce n'est que dans les terrains tertiaires que leurs débris de toute espèce se présentent en abondance (g 286, 291, 297 et 506), et les couches les plus modernes sont même les seules qui renferment des éléphants, des chevaux, des singes, etc.

Les débris organiques de l'homme ne se sont jusqu'ici montrés danç aucune des couches qui ont été soulevées du sein des eaux, et qui font aujourd'hui partie de nos continents; d'où il suit que l'être privilégié de la création générale n'a paru sur le globe que longtemps après les aniipaux les plus modernes dont nous trouvons aujouni'hui les ossements fossiles; il ne peut dater que d'une époque relativement très-récente, qui parait se placer géologiquement après le soulèvement des Alpes principales, dont, en conséquence, l'événement remonterait au moins à 6831 ans, suivant les chronologies généralement admises ^ C'est uniquement, en conséquence, dans les( dépôts formés sous les eaux depuis cette grande catastrophe

Il 8*est écoule 49G3 ans cuire la création de riionime et la naissance de lésas* Christ.

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