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RÉSUMÉ GÉNÉIUL, ORIGINE DU MONDE

qn^on peut espérer de trourer des restes humains; ils n'apparaîtront dès lors dans la série des couches géologiques que quand de - nouvelles catastrophes auront* pu transformer en continents les sédiments qui se trouvent encore aujourd'hui sous les mers. Le soulèvement du Téilare et quelques tremblements de terre n'en ont mis â nu que quelques lambeaux dans lesquels il ne s'est encore trouvé que quelques débris d'industrie naissante.

S 380. On voit évidemment par les réflexions qui précèdent que Texposé rapide de l'historien sacré se trouve entièrement conforme aux généralités géologiques qui ont été le plus solidement établies: seulement, les observations minutieuses auxquelles on s'est livré de nos jours nous font connaître un grand nombre de détails, inutiles sans doute pour la plupart des hommes, mais qui intéressent du moins ceux qui se livrent à l'étude, s'ils ne sont fnème destinés peut-être à éclairer leur croyance religieuse.

L'ensemble des données positives que nous possédons aujourd'hui en géologie nous conduit â reconnaître que chacune des créations particulières indiquées brièvement dans la Genèse, à l'exception de celle de l'homme, n'a pu avoir lieu d'un seul jet; qu ellea été faite, au contraire, successivement, dans un espace de temps considérable, et â mesure que le globe terrestre était lui-même façonné. En effet, si les cryptogames vasculaires ont paru à peu près dès le commencement des choses, les phanérogames gymnospermes ne sont venues que vers l'époque du terrain houiller, et n*ont même existé en abondance que longtemps après; il en est de hiême des monocotylédones dont les débris sont d'abord peu nombreux et peu distincts, et qu'on ne voit bien clairement qu'aprèsla craie; les dicotylédones ne paraissent que plus tard encore au milieu des terrains tertiaires. Dans tout cet intervalle de temps, les espèces ont successivement changé» et celles qui ont été créées tour à tour ont aussi entièrement disparu l'une après l'autre pour faire place é de nouvelles.

Les reptiles, les poissons, les mollusques, nous présentent les mêmes phénomènes, et nous montrent plus clairement encore des extinctions successives de différentes races créées d'abord et l'apparition nouvelle de plusieurs autres. Ainsi les poissons sauroldes, qui vivaient à l'époque du calcaire carbonifère, en Belgique et en Angleterre, disparaissent pour toujours dans le nouvel ordre de choses qui s'établit ensuite, les dépôts houillers, et la formation pénéenne. Les vrais squales n'existaient pas alors, et ils apparaisscRt longtemps après dans la mer crétacée. Des sauriens gigantesques à pattes en forme de rameS; des sauriens volants, se trouvent en abondance à

Tépoque jurassique, et disparaissent à ré)[K>que suivante, où ils sont remplacés par d'énormes sauriens terrestres, dont il n*y a pas de traces auparavant. Ceux-ci, après-avoir seuls longtemps peuplé la terre, se perdent aussi successivement, ne laissant après eux que des crocodiles, fort différents encore de ceux que nous avons anjour d'hui. De môme, les trilobites, les productus, les. spirifères, après avoir pullulé pendant quelque temps, disparaissent les uns après les autres. Les ammonites, les bélemnites leur succèdent, et se trouvent surtout en abondance dans la mer jurassique; puis elles s'éteignent complètement, après avoir changé successivement d'espèces, au moment où la formation crayeuse cesse aussi d^avoir lieu. Tous les mollusques qui viennent après se rapprochent de plus en plus de ceux qui existent, dont il n'y avaii alors que de faibles traces.

Les mammifères présentent des circonstances absolument semblables, et leurs divers ordres, comme leurs diverses espèces, ne se montrent aussi que successivement. Ceux qui apparaissent d'abord ne sont que de faibles marsupiaux (g 264), et c'est longtemps après que viennent les pachydermes analogues au tapir, dont les premières espèces sont bientôt anéanties. D'autres espèces leur succèdent, etcelles-cise trouvent alors associées à de nouveaux animaux les mastodontes et les dinotherium, qui s'éteignent presque aussitôt pour toujours. C'est plus tard encore que viennent lès éléphants, et ils se montrent avec des carnassiers, des rongeun, etc., qui n'existaient pas avant et dont les espèces ne sont encore que le prélude de celles qui apparaissent en même temps que l'homme.

Tous ces changements successifs dans la série des êtres organisés coïncident en général avec de grands bouleversements à la surface du globe. C'est en effet au moment des catastrophes produites par les divers mo\^vements du sol que disparaissent ordinairement les familles, les genres, les espèces de corps organisés qui avaient jusqu'alors existé. Dans les moments de calme suivants, se développe, au contraire, la nouvelle organisation, qui doit se trouver en harmonie avec les> nouvelles circonstances atmosphériques et les diverses dispositions que les lignes isothermes (g 25 à 27) ont pu prendre alors.

g 381. Ces détails, que l'observation des circonstances géologiques permet d'ajouter au récit de la Genèse, sont en harmonie générale avec les faits qui s'y trouvent brièvement émis, et dont ils ne sont que le développement; la seule difficulté qu'ils puissent présenter est relative au mot jour qui, heureusement, d'après les autorités les plus éminentes de l'Église, depuis saint Augustin jusqu'à nous, peut-être interprété dans un sens différent de celui

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