‹ GeologieChapitre 21 sur 115 · Baie Orange, Ile aux Bœufs · texte numérisé non relu

Baie Orange, Ile aux Bœufs

Diahase ophitique. — La partie Nord de cette île présente une petite colline haute de 55™. La roche est grenue, très compacte, d'un vert foncé, de même nature que les falaises situées sur la côte Nord. A l'œil nu, on y reconnaît en grande quantité des cristaux de feldspath strié, d'un blanc laiteux et des grains d'un vert noirâtre de pyroxène.

Au microscope, la roche apparaît comme une diahase ophitique normale.

Les cristaux de labrador sont allongés suivant l'arête/?^*, en macles polysynthétiques suivant la loi de l'albite. Ils ont en moyenne o"'",^ de long sur o'""',o8 de large. Ils sont peu altérés. On y observe d'assez nombreuses inclusions vitreuses et en même temps quelques petites inclusions à bulle mobile.

Mission du cap Horn, IV. iS

L'augite est d'un gris brunâtre clair en lumière naturelle. Elle présente ses clivages habituels et ses extinctions normales. Elle se moule sur le feldspath. L'augite, dans ces diabases, offre cette particularité remarquable qu'elle ne présente aucun phénomène d'ouralitisation. Elle ne passe pas davantage au diallage. Elle est généralement intacte; cependant quelques individus de ce minéral sont altérés et épigénisés en chlorite.

A l'augite s'associe volontiers le fer titane, disposé le plus souvent sous forme de grillage et donnant, par voie d'altération, naissance à du sphène secondaire (leucoxène).

La structure ophitique de la roche est très prononcée.

Brèche andésidque. — Sur la côte Ouest de l'île aux Bœufs, se trouve, au niveau de la plage, une petite falaise constituée par une brèche andésitique fortement altérée.

La roche, vue à l'œil nu, est d'un vert foncé, très compacte, noduleuse.

Au microscope, les éléments qui la composent apparaissent comme des fragments assez volumineux d'une andésite très scoriacée, riche en matière amorphe, dont toutes les cavités sont remplies de produits secondaires. La matière amorphe est fortement altérée, transformée en chlorite et matière serpentineuse amorphe.

Les éléments secondaires des vacuoles sont une chlorite assez biréfringente dont le signe d'allongement est positif, et qui tapisse d'une couche mince la paroi des cavités, puis la calcite et la scolésite qui occupent la partie centrale des vacuoles.

Basalte labradorique. — Dans la même localité, à i5" d'altitude, on rencontre une roche se présentant sous forme de bancs horizontaux disposés en gradins, de o™,2o à o™,3o d'épaisseur.

Cette roche, aussi bien à l'œil nu qu'au microscope, offre tous les caractères des basaltes.

L'oliVine, abondante, est intacte. L'augite, en grands cristaux aussi bien qu'en microlithes, est également dépourvue d'altération. Les microlithes de labrador sont clairsemés, mais très bien caractérisés.

Le fer oxyduié est abondant. La matière amorphe est incolore et passablement développée.

En somme, ce sont des basaltes labradoriques typiques, remarquables par leur parfait état de conservation.

Diabase ophitique. — Sur la côte Est de l'île aux Bœufs, les falaises sont formées par des diabases ophitiques, les unes très intactes, les autres fortement altérées.

Ce sont des roches d'un vert foncé, grenues, dans lesquelles on aperçoit, à la loupe, des cristaux de feldspath strié et des cristaux noirs d'augite. Les parties altérées forment des taches d'un blanc jaunâtre. Ces roches sont très compactes, à grain serré, denses.

Au microscope, on reconnaît que le feldspath est généralement de l'anorthite. Dans certains échantillons, il est très intact, vitreux, rempli d'inclusions vitreuses. Les individus cristallins ont en moyenne un à deux millimètres de longueur et o™",5 de largeur. Ils offrent des macles multiples suivant la loi de l'albite.

L'augite, très abondante, est d'un rose brunâtre pâle, présentant ses extinctions et ses clivages normaux. L'ouralitisation est fréquente, mais là ne s'arrête pas l'altération de ce minéral. Beaucoup d'échantillons sont transformés en une matière verte, fibreuse, à forte biréfringence, extinction longitudinale, polychroïsme faible, à signe d'allongement négatif, disposée en groupes radiés. Cette matière se présente aussi, comme produit d'infiltration, dans les fentes de feldspath. Les caractères qui viennent d'être cités rendent probable sa détermination comme actinote.

Tuf andésitique et labradorique. — Au Sud des roches précédentes, se trouvent, le long du rivagç, quelques bancs de tuf andésitique et labradorique dont les éléments, très divers d'aspect, sont cimentés par de la calcite.

La partie Sud de l'île aux Bœufs présente une petite falaise de 2™ de hauteur, à bancs verticaux.

Diabase ophitique. Labradorite augùique. — A la partie inférieure, ces bancs sont constitués par une diabase ophitique, identique à celles

qui viennent d'être décrites. Mais les bancs de la partie supérieure sont formés par une roche essentiellement différente : c'est une labradorite riche en grands cristaux de labrador et d'augite, contenant en outre de l'apatite, du fer oxydulé et quelques grands cristaux de hornblende très fortement altérés et épigénisés en chlorite.

La structure microlithique de la roche est très accentuée. Les microlitbes sont courts, fréquemment brisés, disposés fluidalement. Les grands cristaux de labrador sont extrêmement riches en inclusions vitreuses à bulle fixe ou sans bulle. La matière amorphe, qui fait partie du magma fondamental, est incolore et assez abondante.

Cette roche, très peu altérée, ressemble à certaines labradorites de l'époque actuelle et pourrait être considérée comme un type de roche volcanique.

Il est très remarquable de voir cette labradorite immédiatement superposée à une dolérite ophitique en petits bancs concordants et semblant faire partie de la même série.

Brèche ponceuse amygdaloîde. — Le sommet de cette petite falaise est formé par une roche foncée, dense, criblée d'amandes de calcite, de dimensions très inégales, ayant en moyenne uu à deux millimètres de diamètre.

Au microscope, on reconnaît qu'il s'agit ici d'une brèche ponceuse criblée d'innombrables cavités remplies par des concrétions de calcite. Parmi les éléments de la brèche, les uns sont entièrement vitreux, el, dans la plupart, la matière amorphe est fortement altérée ; elle a pris une teinte d'un vert clair, elle est dénuée de toute action sur la lumière polarisée.

D'autres éléments de la brèche vus au microscope en lumière naturelle semblent intacts. On y distingue de -nombreux microlithes de feldspath alignés fluidalement et séparés les uns des autres par une matière amorphe brune, assez abondante. Mais si l'on examine ces parties en lumière polarisée entre les niçois croisés, tout demeure éteint par suite de l'altération des microlithes.

Diahase lahradorique à structure ophitique. — Une petite falaise voisine, qui se présente également en petits bancs verticaux dirigés Nord

et Sud (tandis que dans la falaise précédente ils étaient dirigés Est et Ouest), est formée par une roche très cristalline, d'un vert foncé, dans laquelle, à la loupe, on distingue des cristaux de feldspath strié d'un jaune paille et des cristaux d'augile d'un noir verdâtre.

Ces cristaux sont soudés sans interposition apparente d'aucune matière amorphe, et effectivement, au microscope, on reconnaît que la roche est à structure granitoïde, composée exclusivement de cristaux de labrador et d'augite.

L'augite est moulée sur le feldspath, de manière à donner aux sections une apparence ophitique.

Les cristaux de labrador ont en moyenne i"" de long et o"™,5 de large. Ils sont en macles polysynthétiques, suivant les lois de l'albite et du péricline. Ils sont riches en inclusions vitreuses. Les fentes des cristaux sont remplies de chlorite et de calcite.

L'augite est peu altérée; cependant quelques individus sont ouralitisés.

En conséquence, nous concluons que cette roche est une diabase labradorique à structure ophitique.

Sahle feldspathique . — La côte Sud de l'île aux Bœufs offre à remarquer une plage de sable de 200" de longueur sur 20"* de largeur. Le sable qui la compose est blanc grisâtre, très fin, à grains d'environ o™", 1. Le labrador en est l'élément dominant. Une grande partie des grains sont fortement altérés; d'autres, au contraire, sont transparents et très intacts; la plupart sont aplatis suivant g^ et offrent, par rapport à l'arête pg\ un angle d'extinction de 28°. On observe en même temps de nombreux cristaux d'augite d'un vert foncé et quelques rares cristaux bruns d'hypersthène. Ceux-ci sont bien plus régulièrement conformés et plus intacts que les cristaux d'augite ; ils sont rarement brisés.

On ne voit dans ce sable ni quartz, ni fer oxydulé, ni mica noir, ni amphibole, ni aucun débris organique.

Dans la presqu'île de l'île aux Bœufs on trouve une plage exposée au Nord-Ouest, allongée de l'Est à l'Ouest, composée d'un sable d'un gris clair, très fin, où l'on constate surtout du feldspath labrador en débris,

d/ission du cap Horn, IV. IQ

des fragments de quartz, d'augite et d'olivine, cette dernière en petite quantité.

Dans la même presqu'île, on a recueilli sur une autre plage exposée au sud des échantillons d'un sable coquillier avec de nombreux grains de quartz, un peu de feldspath, quelques débris de pyroxëne et des fragments de matière végétale.

11. Baie Orange, lie Jaune (tle Sandy des Cartes américaines).

Labradorite augUique à structure ophitique. — A la pointe Nord de l'île Jaune, se trouve une falaise de i™ à 2™ de hauteur, disposée en bancs verticaux dirigés Nord et Sud. La rocbe est très finement grenue, d'un vert foncé.

 la loupe, elle parait très cristalline et Ton y voit de fins cristaux d'un feldspath blanc jaunâtre, finement strié, en individus très petits.

Au microscope (voir PL Ill^fig. i), la roche apparaît comme une labradorite. L'élément doininant est le labrador sous forme de grands microlithes longs d'environ o™™,i, larges de o^^.oS à o™'",o4» en macles multiples suivant la loi de l'albite, offrant les extinctions du labrador.

L'augite et le fer oxydulésont très abondants à l'état de microlithes, mais en outre la roche contient des microlithes de hornblende brune, fortement dichroïque, présentant ses clivages normaux et ses extinctions habituelles.

Les grands cristaux de labrador sont peu développés et se distinguent difficilement des microlithes du même minéral. L'augite, au contraire, se présente au premier abord en individus de grande taille, environ o^^.S, que l'on serait tenté volontiers de considérer comme des cristaux du premier temps de consolidation. Mais quand on observe en lumière polarisée, entre les niçois croisés, on voit que ces échantillons d'augite ne sont en réalité que des agrégats de microlithes, d'augite, de labrador, de hornblende et de fer oxydulé, dans lesquels l'augite forme pour ainsi dire le ciment et tend à imposer à l'ensemble ses formes particulières.

Tandis que les divers microlithes de labrador, qui font partie d'un tel groupe, présentent les extinctions les plus variées, les grains cristallins d'augite à forme souvent très irréguliëre qui les accompagnent s'éteignent simultanément dans toute Tétendue d'un même individu, ou au moins par plages distinctes correspondant aux éléments des macles habituelles de ce minéral. C'est ainsi que nous avons observé, par exemple, des sortes de trémies formées de quatre éléments d'augite accouplés suivant les hémidomes o* et a* , et creusées à l'intérieur d'une cavité remplie des éléments divers de la roche. Ici l'augite est très dominante, mais dans certains individus elle ne constitue qu'une sorte de ciment, un lien d^assemblage unissant les éléments multiples de ces espèces de mosaïques.

L'augite, en lumière naturelle, est d'un vert extrêmement pâle et complètement dépourvue de polychroïsme.

Il est à remarquer que la hornblende comprise dans ces cadres cristallins d'augite se teinte aussi parfois d'un seul coup. Elle ne parait pas cependant résulter d'une ouralitisation de l'augite.

Lahradorite augitique à grands cristaux d'amphibole. — La roche que nous venons d'étudier forme la pointe d'une falaise. En arrière, du côté de l'intérieur de l'île, se trouve une lahradorite qui ressemble à la précédente au point de vue de la structure des grands cristaux d'augite. Mais elle en diffère en ce que les microlithes sont beaucoup plus petits, et surtout en ce que l'amphibole se trouve exclusivement à l'état de grands cristaux dans la roche.

Cependant on y observe des plages très limitées, riches en microlithes de hornblende et qui semblent constituées par des fragments de la roche précédente englobés dans celle-ci.

Tufandésitique. — Du même côté de l'île Jaune, tout à fait à l'extrémité Nord, se trouve une très petite falaise formée par un tuf andésitique à grain très fin, à structure schisteuse. Les microlithes sont disposés en lits parallèles et mélangés d'innombrables granulations de fer oligiste.

Au milieu de ce magma, se voient des débris d'un feldspath en

grands cristaux non maclés, des fiionnets de quartz et des géodes de calcédoine.

Diabase ophitiqueà anorihite. — La partie Ouest de l'île Jaune, près du point de jonction avec l'île aux Bœufs, est formée par des roches grenues, très compactes et d'un vert foncé.

Ce sont des diabases ophitiques à anorthite identiques à celles qui ont été décrites dans l'île aux Bœufs.

Les feldspaths y sont très riches en inclusions vitreuses.

Quelques échantillons d'augite sont ouralitisés, ou, mieux encore, chloritisés.

La basicité de la roche est encore accentuée par la présence de quelques échantillons exceptionnels d'olivine en grands cristaux incolores, à surface chagrinée, à cassure transversale, extinction longitudinale, plan des axes optiques transversal, développement de chlorite et de serpentine de chaque côté des bords des fissures.

Comme produits secondaires, nous signalerons encore dans la roche la fréquence de la pyrite en grands échantillons moulés sur tous les autres minéraux.

Brèche labradorique. — La chauissée de cailloux qui réunit, à marée basse, l'île Jaune à l'île aux Bœufs, est principalement formée par des galets d'apparence homogène, compacts, d'un vert foncé, d'aspect presque vitreux, constitués par une brèche de labradorite à fins éléments.

Les fragments sont extrêmement variés au point de vue des microlithes d'augite et de fer oxydulé, qui tantôt sont très abondants et tantôt disparaissent presque complètement.

Micro granulite à microlithes spéciaux. — Parmi ces blocs on en trouve aussi quelques-uns d'un vert clair, à grain très fin, très compacts, dans lesquels, à la loupe, on distingue quelques cristaux rosés de feldspath strié.

Au microscope, la roche offre au premier abord toutes les apparences d'une microgranulite. On y aperçoit en effet des grands cristaux de feldspath environnés d'un magma fondamental essentiellement com-

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posé de quartz et de feldspath cristallisé, sans aucune interposition de matière amorphe.

Cependant la roche en question n'est pas une véritable microgranulite. En effet, la présence de l'orthose y est douteuse; les feldspaths observés aussi bien en grands cristaux qu'en microlithes sont tricliniques. De plus, les microlithes feldspathiques, bien que très raccourcis, — car ils ont environ o""",o8 de long sur o"",o4 de large, — sont cependant plus allongés que ne le sont ordinairement les cristaux du second temps de consolidation dans les microgranulites vraies. En outre, ils sont en macles multiples suivant la loi de l'albite. En d'autres termes, tandis que les microgranulites proprement dites sont des roches a structure granitoïde, c'est-à-dire dans lesquelles les éléments des deux temps de consolidation sont également développés dans tous les sens, nous observons ici une tendance marquée des microlithes a s'allonger parallèlement à l'arête pg'^ comme dans les roches microlithiques proprement dites.

Nous avons donc affaire ici a une roche intermédiaire entre les roches à structure granitoïde et les roches à structure microlithique.

Les feldspaths en grands cristaux sont maclés suivant les lois de l'albite et du péricline, allongés eux-mêmes suivant l'arête pg\ Leur angle d'extinction ne dépasse pas 7"*. Par leurs propriétés optiques, ils se rapprochent donc plus de l'oligoclase que du labrador.

Les microlithes offrent des angles d'extinction encore plus petits et doivent être rapportés à l'oligoclase.

Le quartz est extrêmement abondant. Il est disposé en petites plages irrégulières, à bords arrondis, ayant à peu près les dimensions des microlithes feldspathiques et intimement mélangés entre eux.

La roche contient en outre un peu de fer oxydulé.

La chlorite et l'épidote abondent comme produits secondaires.

Les feldspaths vus en lumière naturelle sont rendus grisâtres par d'innombrables produits d'altération.

Le quartz contient des inclusions aqueuses à bulle mobile.

Andésite quartzeuse. — Sur la côte Sud-Ouest de l'île Jaune, se trouve une petite falaise couverte à mer haute, à couches verticales

Mission du cap Horn, IV. 20

78 MISSION nV CAP horn.

dirigées du Sud 20° Est au Nord 20** Ouest. Les roches qui les composent sont verdâtres, à grain très compact, paraissent fortement altérées et ne se distinguent pas, même à la loupe, de plusieurs des roches éruptives précédemment décrites.

Au microscope, on reconnaît que toutes ces roches sont essentiellement quartzeuses. Le quartz y est disséminé dans toute la roche sous la forme de grains concrétionnés. Il y remplit des vacuoles et y forme des lits parallèles entre eux, tantôt seul, tantôt associé à Tépidote. La plupart des échantillons offrent ainsi l'apparence habituelle des schistes quartzeux.

Mais ce qui donne un cachet spécial à ces roches, c'est : 1° La présence assez fréquente de grands cristaux de feldspaths, orthose et oligoclase, couchés parallèlement aux lils de quartz, en échantillons fréquemment brisés, mais dont les fragments se voient côte à côte;

2° C'est aussi l'existence de plages remplies de microlithes d'oligoclase très fins, allongés fluidalement dans le sens des lits quartzeux.

Il est donc possible que la roche ne soit pas autre chose qu'une andésite fortement altérée ou qu'un tuf andésitique tellement imprégné de quartz qu'il laisse à peine apercevoir les traces de son origine première- Dans cette dernière hypothèse, il est singulier de constater que la roche en place formait un massif sans aucun indice de stratification régulière, car la division verticale qui y a été observée doit être attribuée à des fentes de retrait.

Diabdse andésitique à structure ophitique. — Sur la côte Sud-Est de l'île Jaune, se trouve une falaise haute de 80"*; ses bancs, épais de i™ environ, sont dirigés Nord et Sud, inclinés de 10° sur l'horizon et plongeant vers le Nord. La roche qui les compose est une diabase andésitique à structure ophitique.

Vue à l'œil nu, elle est très dense, grenue, d'un vert foncé.

Au microscope, on reconnaît qu'elle est essentiellement composée d'oligoclase etd'augite. La structure ophitique est extrêmement accentuée. Les fragments d'augite moulant les feldspaths semblent clairsemés

au milieu de ceux-ci, et Ton est tout surpris de voir des plages d'augite très écartées les unes des autres, offrant sur une assez large étendue la même orientation optique.

Le fer titane est abondant.

Tous les minéraux de la roche sont fortement altérés. L'augite est partiellement transformée en amphibole, mais cette transformation semble avoir été presque immédiatement suivie d'une décomposition plus avancée, car l'amphibole qui résulte de l'épigénie du pyroxëne est, dans presque tous les échantillons, elle-même fortement modifiée et plus ou moins chloritisée.

Andésite serpentinisée, — Au pied de la falaise, nous avons recueilli des blocs détachés d'andésite fortement décomposée, en grande partie transformée en matière serpentineuse amorphe et en calcite. Ces blocs paraissent provenir d'une autre falaise située un peu au Sud de celle-ci et où nous avons recueilli des échantillons qui se sont montrés identiques.

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