‹ Géologie pratique de la LouisianeChapitre 57 sur 60 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

. Géologie de la Louisiane en rapport avec son HTDROGRAPms. — La Louisiane est une nouvelle Egypte , où le Mississipi est tout-puissant pour le mal comme pour le bien. — Elle est, de plus , la contrée la mieux arrosée du monde. — • Sa supériorité due surtout aux voies navigables et aux facilités d'embarquement dont la nature l'a douée. — Nécessité de les entretenir et améliorer. — C'est en concourant à cette amélioration que l'hydrographie de l'État aiderait également au dessèchement et assainissement de ses innombrables marais. — Importance de cette dernière opération démontrée par des chiffres officiels. — Dix millions d'acres inondés appartenant à l'État , des marécages privés sans nombre , et une foule de lacs cessant d'être navigables et en voie trop lente

d'atterrissemeht. ~ Outre son utilité financière et politique , Thydrographie de la Louisiane deviendrait l'auxiliaire de sa géologie ; ce qui assurerait d'autant mieux le grand résultat pratique que le pays demande à ces deux sciences, savoir : le dessèchement et rassiiinissement do ses marais Pag. 97

II. Géologie de la Louisiane en rapport avec la question des dessèchements. — Des dessèchements naturels. — Leur double procédé : !<> par atterrissement ; 2o par absorption. — Singulière méprise qui, jusqu'à présent, a fait exclusivement préférer en Louisiane les dessèchements purement artificiels. — Nécessité de reprendre cette question , conformément aux indications de la nature Pag. 103

Première Lettre. — Question des dessèchcTnents , eniravée en Louisiane par la lutte de deux s}*stèmes exclusifs; elle ne sera résolue quh l'aide d'éléments mixtes et conciliateurs. — Systèmes contraires des levées et des déversoirs du Mississipi. — Troisième système, qui comprendrait ce

3ue les dei)x autres ont de bon et en rejetterait le mauvais. — D'après celui-ci , le dessèchement es bas-fonds se réduirait à utiliser les alluvions du fleuve, comme les planteurs utilisent les bois de dérive. — Spectacle de l'activité riveraine à la descente de ces derniers; et combien les travaux d'atterrissemenl la rendraient plus remarquable et plus utile. — Préliminaires de la question à résoudre Pag. 107

Deuxième Lettre. — Question des dessèchements en rapport avec les travailleurs. — Exemple pris des maremmes de la Toscane et des Étals Romains. — La terrible insalubrité de leur climat égale la richesse et la beauté de leur sol, et y produit des éclipses périodiques dans Tordre social. — Lutte héroïque de la race blanche contre la malaria. — Combien rorganisation des travailleurs noirs rend^e les dessèchements plus faciles et plus sûrs en Louisiane , dra que Tabondanoe des alluvions fluviales sera utilisée à celte tin Pag. 111

Troisième Lettre, — De l'hydraulique naturelle nommée colmates ^ du mot cnlmare (combler ou atterrir).— Combien le âessèchemenl des marais par voie d*épuisemenl artificiel est, an efficacité et en durée, inférieur à leur atterrissement. — Des causes de la malaria , remédiées ou do moins atténuées par les colmates. — Comment Victor Fossombroni dessécha et assainit par ce système le Val de CMana, — L'application en est faite en grand et avec un succès progressif à toutes les maremmes toscanes Pag. 114

Quatrième Lettre. — Application du mâme système aux fameux Marais Ponlins. — Histoire et vicissitudes de leurs conditions géologiques. — Transformés en bas-fonds par des atterrissements d'une lenteur séculaire, ils ne pouvaient être desséchés et assainis que par le système des coimaies. — Le colmatage n'esl que de rhomœopathie à fortes doses d'alluvions. — Il est enfin appliqué par Pie VI, cl plus lard conseillé par Fossombroni; tandis que Napoléon et M. de Prony préfèrent le dessèchement artificiel. — Vains et dispendieux résultats de ce dernier procédé, tandis que la supériorité des colmates est démontrée partout où l'application en a été faite. — Erreur de M. de Prony, qui avait plus travaillé dans le cabinet que sur le théâtre des opérations Pag. 1 1 8

Cinquième Lettre. — Application de l'expérience italienne au dessèchement des marais voisins de la Nouvelle-Orléans. — L*analogie des localités reparaît dans les questions de principe, et renouvelle les débals entre l'hydraulique artificielle et l'hydraulique nouvelle. — Avantages de celte dernière, et idée sommaire de son application en Louisiane. — Combien les planteurs lui sont déjà favorables, édifiis qu*ils sont, par les atterrissements des crevasses, sur la puissance sédimentaire du Mississipi Pag. 123

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rimprévu ni les indemnités à payer pour légitimer l'exécution des travaux. — Autres résultats non moins désastreux pour la santé publique : ainsi les années d'épidémies, qui suivraient inévitablement l'excavation des marais déjà trop pestilentiels. — Oubli des colmates italiennes, et préférence non moins étrange pour le s^^slème des polders hollandais. — Rôle du climat dans les questions de dessèchement; combien il importe d'en tenir compte en Louisiane Pag. 126

TABLE DES MATIÈRES. ^^t

Septième Lettre, — Résultats de la lettre précédente. — Années de grandes excavations de terre, années d'épidémie; années de bas-fonds rafraîchis et colmatés par l'effet des crevasses, années salubres. — Opinion du docteur Ridell h ce dernier sujet. — Article du Courrier de la Louisiane : cinq millions de dollars à dépenser, ei terribles épidémies à craindre avec le système de M. Louis Pilié. — Conclusion de la première correspondance Pag. 132

Huitième Lettre, — Voyage en Hollande , pour mieux apprécier les objections fondées sur Thydrau-^ lique artificielle des Hollandais. — Les adversaires supposés du système des colmates s'en déclarant les plus zélés partisans. — Documents positifs à cet égard. — Lettre de M. W. Scholten , ingénieur en chef de la cité de Rotterdam. — Précieux enseignement qui en résulte pour la Louisiane Pag. 136

' Neuvième Lettre. — Anxiété croissante en Hollande, quant à la stabilité des digues. — Obligation constante de les exhausser, résultant de l'exhaussement progressif du lit des fleuves. — Problème très-complexe, dont se préoccupent tous les pays sujets aux inondations. — Opinion de M. de Gasparin sur les débordements du Rhône, et sur la plus-value des terres riveraines, quand elles ne sont point endiguées. — En quoi Toubli des colmates a contribué à la décadence nationale de la Hollande. — Ce pays aurait dû utiliser ses alluvions fluviales, à l'exemple de TÉgypte, dont le Nil exhausse le sol et le tient en rapport avec Texhaussement de son propre lit. — La Louisiane est une Egypte Américaine, attendant à son tour l'application des co2ma/e« , dont Tusnge est d'ailleurs aussi ancien que la civilisation Pag. liO

Dixième Lettre, — La Louisiane préluderait fort bien à son colmatage, si elle imitait le système de levées usité en Hollande. — Système des colmates proposé trop tard pour remédier à l'affaissement géologique de ce dernier pays. — Grave sujet de méditation sur son avenir. — Conditions à tous égards supérieures de la Louisiane , et urgence de lui appliquer un système de colmates perfectionnées Pag. 1i4

Omième Lettre. — Progrès de la question des dessèchements. — Rapport du major Beauregard, où le système des colmates obtient gain de cause, en principe, à cause de son économie et de sa salubrité. — Application exceptionnelle et pourtant trop générale du système des polders au drainage delà cité. — La section du Métairie Ridge au lac Poutchartrain est essentiellement distincte de la section purement urbaine. — Comment dès-lors appliquer le même régime à leura conditions si différentes ou plutôt si contraires? — Laissez à la section urbaine le drainage arti-^ ficiel , mais donnez-nous les colmates au-deflà du Métairie Ridge. — La vraie difficulté des polders^ celle des frais d^entretien, omise dans le Rapport Beauregard, par la précipitation du Bureau du premier district. — Un cinquième des frais de ce système suffirait a l'application complète du colmatage Pag. 149

Douiième Lettre. — Question des dessèchements en rapport avec l'hygiène publique. — aggravation d'insalubrité dans les marais voisins de la Nouvelle-Orléans. — Les mélanges saui^^^^j^gg pp^pp^^ x ses marais, y sont les plus actifs générateurs de la malaria —Nécessité de "^revenir ces méianjres -Expérience des maremmes toscanes. - Une levée de séparation \^ io„g j^ j^c Ponlchartîain préluderait à l application des colmates — Théâtre à profits grandioses, par suite de cette opération. — La Nouvelle-Orléans, s'étendant jusqu'au l^^c, toucherait à un avenir sans limites — Avantages hydrauliques que le colmatage assurerait aux deux Canaux. — Autres avantages pour les deux Chemins de fer et pour les quatre Compagnies, si la salubrité était rendue aux terrains qu'elles traversent. — Les premiers bienfaiteurs d'un pays sont ceux qui Tassainissent ei c'est à ce titre que les ingénieurs et les géologues en sont aussi les médecins ' Pag, 154

m. Question du batou Plaquemine. — - Danger croissant d'inondation résultant du nouveau régime du Mississipi. — Erreurs, relatives à l'histoire du bayou Piaquemine , réfutées nar les anciennes cartes. — Clôture du bayou disculée par deux des plus grands intérêts ae la Louisiane. — Nécessité d'un système mixte et conciliateur;— Des écluses, ' qui au besoin ouvriraient et fermeraient ce bayou , résoudraient toutes les difficultés. -4 Importance cénéralé de ce système indiquée par la formation géologique et la nature culminante cfés ri^es du Mississipi Pag. i61

IV. Question DU bayou Lafourche. — Le Mississipi étudié dans une miniature (Je lyimôme. — Importance du bayou Lafourche. — Ses conditions anciennes et modernes.

— Nécessité de rouvrir ses communications avec le golfe et d'améliorer celles avec le Mississipi. — Le système d*écluses proposé pour le bayou Plaquemine lui serait également applicable. — En attendant, ses plus chers intérêts dépendent d'un meilleur système de levées Pag. i69

V. Questions d'hydraulique fluviale. — Des levées et de leur entretien. — Menaces croissantes d'inondation. — Questions complexes relatives au Mississipi. — Elles ne peuvent être bien résolues que par les données propres à chacune d'elles. — Fortifications naturelles contre le fleuve , dont il charrie lui-même les matériaux ; comment les améliorer? — Les Bols à punch du Diable, — Question des éboulis et des affaissements riverains. — Causes semblables qui produisent les uns et les autres. — De la construction et de l'entretien des levées. — Combien il importerait de les établir avec la connaissance géologique du sous-sol Pag. i74

VI. Des salines comme moyen spécial d'assainissement. — Retour à la question des dessèchements. — Des salines considérées comme moyen spécial d'assainir un pays. — Importance de leur établissement pour la Louisiane. — Le sel est à retirer de la salure du golfe du Mexique , comme les ailuvions des eaux douces du Mississipi. — Les forces naturelles seront les principaux agents de ces deux récoltes également indispensables A la Louisiane Pag. 182

VII. Questions du sel indigène. — Importance de cette denrée pour les États- Unis Pag. 487

VIII. Toscane et Louisiane. — Réminiscences de géologie industrielle. Pag. 491

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