‹ Géologie pratique de la LouisianeChapitre 56 sur 60 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

I. Cartographie de l'État de la Louisiane. — Considérations préliminaires sur ce sujet; William Darby en a compris l'importance , mais ne l'a abordé que pour y échouer. — Valeur des cartes allemandes de l'ancienne Louisiane. — Combien les cartes anglaises leur sont supérieures, par l'aveu loyal qu'elles n'ont fait que copier les cartes françaises. — Prétentions contraires de la France et de l'Angleterre, révélées et précisées par leurs cartes géographiques. — La Cartographie Louisianaise ^ unie à celles de la Caroline et du Canada , s'élève à la plus haute importance historique. — Digression à propos du Détour à l* Anglais , et réparation faite au caractère chevaleresque de Bienville.

— Appréciation plus complète des fondateurs de la Louisiane , due aux cartes qui nous font suivre tous leurs pas , en même temps qu'elles reproduisent le sol primitif où ils s'établissaient, « Pag. i

II. «Relation db la découverte de l'embouchure de la rivière MississiPi dans le > GOLFE DU Mexique, faite par le sieur De la Salle, l'année passée 1682.» — Départ en août 1681 avec 54 compagnons de voyage, parmi lesquels Tonti, le P. Zénobe et Dautray. — Arrivée à l'embouchure de la rivière des Illinois. — Descente du Mississipi. — Établissement du Fort à Prudhorame. — Suite du voyage. — Tambours et cris de guerre. — Préparatifs de défense. — Gages de paix et d'amitié. — Réception des voyageurs par des Akansa , Indiens à mœurs douces et gaies , et bien différents de ceux du Nord. — Leur village situé vis-à-vis le confluent de TOhio. — Arrivée chez les Taensa, dont le lac est formé par le Mississipi. — Leurs huit villages, et curieux tableau de leur état social. — Arrivée chez les Nachié et les Koroa , ennemis des Taensa. — Echange de présents. — Le Mississipi divisé en deux par une île de 40 lieues de long. — De la Salle suit la branche orientale du fleuve, et en découvre l'embouchure ( 7 avril 1682).

— Acte de la prise de possession et importance du Mississipi. — Remonte du fleuve. — Incidents du retour. — De la Salle tombe gravement malade chez les Akansa , et envoie Tonti porter la nouvelle de sa découverte. — Noble et touchante conclusion. Pag. 9

III. Suites de la décx)uverte jusqu'à la prise de possession par la France. — Importance géologique autant qu'historique des premiers témoignages reiatifaaux bouches du Mississipi. — Récits du P. Zénobe et du notaire de la découverte. — De la Salle entreprend une seconde expédition > qui doit le ramener par le golfe du Mexique au Biississipi. — Les navires manquent ce fleuve , et De fa Salie , qui en cherche au Texas la branche occidentale , rend compte de cette erreur. — Détails précieux pour la première comme pour la seconde expédition. Triste fin de cette dernière. — Tonti reaescend aux bouches du fleuve , et , n'y trouvant pas De la Salle , lui adresse une lettre remise plus tard à Iberville. — Un autre De la Salle au moment de la troisième expédition , Pag. i 7

IV. Reconnaissance des bouches du Mississipi. — Travaux dont elles sont l'objet. — Marche des atterrissements a l'ancienne passe de l'est. — Arrivée d'Iberville dans les parages où il cherche le Mississipi. — Relation de la reconnaissance du fleuve en 4699. — L'aspect du nouveau pays, qui a semblé tout noyé, force les Français à s'établir dans les ilôts de la Mobile, — La relation du P. Charlevoix, en 4722, constate l'incessante formation de battures et d'îles nouvelles à l'entrée du fleuve. — Les travaux dont celle-ci est l'objet prouvent encore mieux la marche extraordinaire des atterrissements. — En vingt ans, l'ancienne passe de l'Est s'est allongée, année moyenne , de près d'un tiers de mille. — Chiffre exceptionnel et à mieux préciser, par la comparaison des cartes réduites à une échelle commune rag. 25

\, Hydrologie du Mississipi. — Phénomènes qui permettent d'attribuer a ce fleuve les fonctions d'un puits absorbant. — Rôle de ce fleuve dans le Nouveau-Monde. — Ses conditions hydrographiques. — Ses contrastes et similitudes avec le Nil. — Nature de son lit supérieur. — Sa jonction avec le Missouri, et fonctions absorbantes de ce dernier. — Sink Holes de Saint-Louis , et phénomènes d'absorption propres aux pays calcaires. — Exemple pareil sur le Mississipi, après le tremblement de terre de Kew- Madrid. — Filirations de ce fleuve dans les lacs et bayous de la Louisiane. — La nature poreuse de ses rives inférieures expliquerait pourquoi il n'y déborde jamais. — Consolidation progressive de ces rives et des bas- fonds Louisianais par l'effet même des filtrations boueuses. — Marche des atterrissements dans le golfe où ils sont précédés et fixés tout ensemble par des îles de boue Pag. 34

VI. Des sources .et îles de boue, et de l'influence des eaux soujerraines sur la FORMATION DU DELTA DU MississiPi. — Relation des eaux absorbées en amont du Mississipi avec les sources et îles de boue de son embouchure. — Témoignages relatifs à ces îles nommées Mud-lumpn, — Leur formation, essentiellement distincte des atterrisse ments de la surface. — Objections résolues à cet égard. — Multiplicité et instabilité des Mttd-lump* aux bouches du Mississipi. — Visite à trois d'entre eux. — Leurs diverses catégories et leur caractère général. — Comment ils fixent les alluvions incertaines et accélèrent en mer l'avancement de la terre-ferme. — Leur coïncidence permanente avec les crues du fleuve , et comment leurs boues , charriées par les hrancnes souterraines du Mississipi , doivent entrer dans le calcul de ses atterrissements. — Divers phénomènes expliqués par la théorie des Mud-lumps , particulièrement la formation des anciens cordons littoraux Pag. 47

VII. Fonctions réfrigérantes du Mississipi; — rapports intimes de son hydrologie AVEC LE climat DE LA LOUISIANE. — Douccur de ce climat unanimement reconnue , sans qu'on ait pu jusqu'ici en rendre compte. —Observations nouvelles qui résoudront le problème. — Notable différence entre le climat de la Louisiane et celui de la Caroline

du Sud. — Ici , les planteurs émigrent à la hâte aux approches des fortes chaleurs; là, ils passent Télé sur les bords du Mississipi , etv jouissent d'une sécurité parfaite. — Salubrité du Ûeuve , dont le cours, rafraîchi par la fontes des neiges, fonctionne comme un tube réfrigérant. — Double crue et température de son ancien régime. — La douceur des hivers semble suivre en Louisiane les progrés de la culture riveraine. — Néanmoins, les eaux du nord y continuent leur action réfrigérante sur Tété. — Le Mississipi tempère alors par sa fraîcheiu* le climat de la Louisiane , comme le Gulf-siream par sa chaleur le climat de TEurope occidentale. — Singulière coïncidence de l'hydrologie fluviale et de l'hydrologie maritime Pag. 62

l^IIl. Intervention des forces hydro - thermales et volcaniques dans la formation DE LA Basse-Louisiane. — Du cordon littoral de la Louisiane , et de ses caractères dans la région Sud-Ouest. — Tremblement de terre de la Nouvelle-Madrid , et phénomènes qui 1 accompagnèrent. — Côtes sableuses éjectées de crevasses ; cavités circulaires et absorbantes. — Présence des forces hydro-thermales , et leur action considérée comme principe des volcans aqueux. — Les mômes phénomènes se retrouvent agrandis dans le sud -ouest du grand delta. — Leur exploration dans la région des Attakapas. — Orange Grave produit par un soulèvement volcanique. — Les mornes de Petite Anse sont un type complet des volcans aqueux de la Basse-Louisiane. — Belle-Isle et son propriétaire, le docteur Brashear. — Côte-Blanche le point le plus ancien du littoral. — Grande-Côte autre type des mêmes soulèvements volcaniques. — Affaissements du sol environnant. — Ronds-points 6ot«r.9 rappelant les Mud-lumps du Mississipi. — Lacs ronds et côtes de soulèvement témoignant des forces hydro-thermales. — tlontour général de l'aestuaire Pag. 72

IX. De la formation et des progrès actuels du delta du Mississipi. — Caractères généraux du delta ; la région marino-lacustre de l'est leur fait exception. — Pourquoi , sous l'action des vents dominants , le Mississipi a bâti d'abord son territoire sur la rive droite et appuie toujours sur la rive gauche. — Ces déplacements du fleuve sont un nouveau chronomètre pour le calcul de ses atterrissements. — Triple mode de son action sédimentaire , qui est à la fois souterraine , latérale et frontale. — Comment calculer sa marche frontale dans le golfe du Mexique ? — Ëtat confus de cette question, où les suppositions contraires de MM. ÉUe deBeaumont et Charles Lyell sont également réfutées par la Cartographie. — Nouveaux calculs fondés sur i50 ans d'observations positives. — L'alternance des couches marines et fluviales dans la formation du delta en doit réduire, au moins de moitié, la durée calculée sur les seuls atterrissements du fleuve. — Conclusion de la première partie de l'ouvrage Pag. 87

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