‹ Géologie technologiqueChapitre 41 sur 104 · LES ARTS CÉRAMIQUES · texte numérisé non relu

LES ARTS CÉRAMIQUES

terrains sans exception et de n'être recouvert par aucun autre. Il s'étend comme un manteau immense sur les plaines et plateaux de la Beauce, de la Brie, de la Normandie, de la Picardie, de l'Artois, des Flandres, de la Belgique et d'une partie des Pays-Bas et de la Prusse rhénane, dont il fait la richesse par sa constante fertilité. Ce manteau de limon est percé à Paris et dans le Nord par les buttes tertiaires qui formaient, au milieu des eaux du lœss supérieur, une multitude d'îlots et de véritables archipels (moulins de Sannois, Montmorency, mont Cassel, mont Noir, mont des Chats, etc.). Et, remarquons-le bien, ces îles, ces portions du sol que n'a pu submerger le lœss supérieur, ne se trouvent pas à l'est dans les contrées aujourd'hui hautes, mais à l'ouest, dans celles qui sont maintenant peu élevées audessus de la mer, dans les Flandres et aux environs de Paris.

Terres siliceuses. — La gaise, ou silice terreuse, diffère du tripoli en ce qu'elle ne doit pas son origine à des être organisés, et par conséquent, à ce que sa structure n'est pas zoogène. Elle est le produit d'une précipitation chimique ou d'une modification naturelle subie par des argiles. La décomposition des silex de divers étages jurassiques, crétacés et tertiaires, donne naissance à une silice impalpable qui polit très-bien les métaux. C'est à cette sorte que s'applique spécialement le nom de gaise, usité dans les Ardennes. Récem-

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