ARGILES
Terre à briques. — Dans la plupart des localités où il se présente, le lœss se subdivise en deux niveaux parfaitement tranchés. Le plus inférieur est de couleur d'ocre jaune clair, argilo-sableux et si maigre, qu'on ne peut le faire entrer que pour un tiers ou un cinquième dans la fabrication des briques. On l'appelle argilette en Normandie, terre douce en Picardie. Il contient toujours une forte proportion de calcaire qui va jusqu'à 0,30, en partie dans sa pâte, en partie sous forme de concrétions tuberculaires ou cylindriques, sur lesquelles nous reviendrons. C'est ce lœss inférieur qui ofTre la plus grande analogie avec celui des bords du Rhin. Il est presque toujours recouvert par le lœss supérieur, mais il ne s'étend ni aussi loin ni aussi haut, ce qui montre sa parfaite indépendance. Sa stérilité est notoire ; en Picardie, il ne rend pas la semence quand il est cultivé seul et sans amendements. Le lœss supérieur est d'un brun ocreux rougeâtre ; il est plus ferrugineux et d'une nuance plus foncée que celle du lœss inférieur, dont il se distingue souvent par une ligne de démarcation nettement tranchée. Il est bien plus argileux que le précédent, et généralement connu sous le nom d'argile et de terre à briques, parce qu'il peut être employé seul à cet usage. Le calcaire n'est pas un élément essentiel et caractéristique de sa composition, car les acides n'y produisent pas d'effervescence sensible. Son caractère principal et tout particulier est de recouvrir tous les