‹ Geometrie de l'ouvrier, ou application de la regle, de l'equerre et du compas a la solution des problemes de la geometrie;Chapitre 3 sur 19 · NOTIONS · texte numérisé non relu

NOTIONS

de ce qu’on appelle une surjace ; on se fait l’idée de la ligne , lorsqu’on ne considère dans la surface que la longueur

{ irise isolément, sans tenir compte de la argeur. Et enfin , on se forme l’idée du point lorsqu’on ne considère que les extrémités de la ligne , sans tenir cômpte de sa longueur. On voit par là qu’il n’y a, à proprement parler, dans la nature, ni surface , comme on l’entend en Géométrie, ni ligne, ni point. Ces notions sont l’ouvrage de l’esprit, qui, pour simplifier les opérations , analyse la notion complexe du corps ou solide , et considère successivement dans celui-ci, la surface ; dans la surface , la ligne ; et dans la ligne , le point. Mais dans la pratique, le point a toujours quelque étendue; la ligne, quelque largeur; et la surface , quelque épaisseur; et c’est pour cela que les résultats vrais d’une manière absolue en théorie, ne le sont qu’approximati vement dans la pratique.

Mais ce n’est que plus tard que le lecteur sentira toute la vérité de ces réflexions.

Nous allons continuer d’expliquer les termes les plus usités en Géométrie.

On dit de la ligne qu’elle est droite , lorsque, tirée dans une surface plane ou

Page 1