‹ Géométrie élémentaire basèe sur la théorie des infiniment petitsChapitre 166 sur 233 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Remarque. Il serait donc |>lus iialm'cl,en tant (ju’il s’agit d’angles, de n’introduire dans les formules que les rapports des lignes trigonoinétriques au rayon ; mais lorsqu’il s’agit d’établir ces formules par des considérations géométriques, il est presque toujours plus commode de remplacer les angles par les arcs, et par suite le rayon s’y rencontre. Cependant il est facile de ramener les choses à l’état où elles seraient si l’on n’avait point introduit cet élément étranger ; il suffit pour cela de supposer que le rayon est l’unité à laquelle on rapporte les lignes trigonométriques. Soit par exemple donnée la formule

tg(a-\-b) =

r ’ — tga tgb

En établissant cette relation , on est censé avoir laissé arbitraire l’unité de longueur à laquelle les lignes trigonométriques des arcs a , b sont rapportées. Nommons A , B les angle» qui sont mesurés par ces arcs : si nous nommons sinus, tangente, etc., d’un angle, la valeur du sinus, de la tangente, etc., de l’arc, divisée par le rayon; nous aurons

tg (A-+-B) =

d’où

= tga = r.tgli, tgb = rlgK (3)

En substituant ces valeurs dans (1), on en chassera les arcs pour y introduire les angles. Mais il est évident , tl’après les formules (3) , que /g(a-+-6) , tga , tgb se changent respectivement en <g ( A-l-B ) , tg A, <gB, pourvu qu’on fasse r= 1 ; faisons donc dans (1) r= 1 , et remplaçant a par A, b par B, nous aurons immédiatement

tg(A+B) =

<gA-4-tgB

1— tgA/gB

Réciproquement, pour repasser de la formide (4) à (t).

TRIGONOMÉTRlt.

il suffit de remplacer <g-(A+B), tgh-, <^B, par les valeurs que fournissent (2).

Pour ne pas multiplier les notations, on représente ordinairement l’arc et l’angle par la même lettre. Ainsi , pour rapporter la formule (1) aux angles, on y fait r= 1 , ce qui donne

tg (rt-l-A) =

fgfl4-<g b \—tgatgb'

et pour revenir de celle-ci à (1), ce que l’on appelle rétablir le rayon , on donne à chaque facteur trigonométrique du premier degré le diviseur r, d’où

ou

tg{a->rb)

tg(a-i-b)

r ’ — tg a Igb

On n’oubliera pas que cette manière d’opérer est une abréviation.

Rien n’empêche d’ailleurs, dès le principe, c’est-à-dire

lorsqu’on établit les premières relations trigonométriques,

de prendre le rayon pour unité : les notations sin, cos...

n’y désignent plus que des rapports; y remplacer sin,

sin cos , , ,

cof, etc. , par — , — , etc., ce nest alors autre chose r r

que les rendre bomogcncs par rapport aux sin, cos, etc. r.

Car les rapports — , — , etc. , par lesquels on remplace

sin , cos, . . . sont tous du degré zéro , et les formules où on les substitue seront, si l’on ne fait que cette substitution , sans autre transformation, aussi du degré zéro.

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