‹ Géométrie, toisé et le tableau stéréométrique [microforme]Chapitre 1 sur 15 · INGENIEUR CIVIL, ETC · texte numérisé non relu

INGENIEUR CIVIL, ETC

QUEBEC TYPOGRAPHIE DE C, DARVEAU ne | : N 8, Ra. he Jen

DCExtrait du “ Journal de l’'Instruction Publique," Nov. 1872.)

b— Geometry, Mensuration and the Stereometrical Tableau, by ARLES BAILLAIRGÉ, civil engineer, &e.; Middleton et Dawson, eurs, Québec, 1872.

M. E. Blain de St. Aubin, donne l'appréciation suivante du travail M. Baillargé :

‘ Les personnes qui, par goût ou par profession, se sont vouées à tude de la géométrie liront sans doute avec un vif intérêt la brochure ie M. Baillairgé vient de publier sous le titre qui précède. Ilya elques années, M. B. publia un Traité de géométrie qui, grâce à une ureuse et nouvelle disposition des matières et à quelques théorèmes galement nouveaux et très-curieux, ne manqua pas d'attirer l'attention les spécialistes non-seulement au Canada, mais chez nos voisins des Etats-Unis et jusqu’en Europe.

La brochure qui fait l’objet de cette courte notice est le rapport l’une conférence lue par M. B., au printemps dernier, devant la Société Littéraire et Historique de Québec.

# Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. ” « Et les mots pour le dire, arrivent aisément.”

M. B. parle géométrie avec une aisance, une clarté qui n’ont pu manquer de plaire aux moins spécialistes de ses auditeurs ou de ses » lecteurs. Aïnsi que l'indique le titre, la conférence dont il s’agit est » divisée en trois parties. La première est un exposé historique et pra- * tique des progrès de la science géométrique depuis son origine jusqu'à » nos jours. Dans quelques pages, M. B. donne une idée très-claire de l'influence que les géomètres,— depuis ceux de l’école grecque jusqu’à Leibnitz et Newton,—ont excercée sur le progrès géréral des sciences, car la géométrie est intimement liée à toutes les sciences et à plusieurs arts : par exemple, l’astronome et l’architecte doivent commen- -cer par être des géomêtres.

Les méthodes suivies anciennement dans les démonstraticns géométriques offraient bien des longueurs inutiles ; des théorèmes aujourd’hui reconnus parfaitement oiseux étaient l'objet d’interminables démonstrations. Dans son Traité, M. B., fort d’une étude conscienscieuse des meilleurs ouvrages anciens et modernes, a su éloigner toutes les inutilités et, par un heureux agencement des propositions, réduire d’un quart ou d’un cinquième l’expcsé des principes de la géométrie ; et ce n’est pas un léger service qu’il à ainsi rendu aux commençants,

On pourrait se croire bien loin de l’époque ou de braves gens passaient leur vie dans de vains efforts pour résoudre les problèmes sans solution de la quadrature du cercle et de la trisection de l'angle, et où d’autres rêveurs se consumaient à chercher le mouvement perpétuel. Mais M. B., nous apprend qu’ un savant d'Ottawa s’est livré pendant 34 ans (le pauvre homme !) à la recherche de/la trisection de l'angle et qu'il croit l'avoir trouvée. Grand bien lui fasse ! M. B. met en garde les jeunes étudiants contre ces inutiles préoccupations, et tous les professeurs savent, par expérience, que pareille recommandation est trèsjudicieuse.

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