‹ Georges Cadoudal et la chouannerieChapitre 67 sur 99 · T. II · texte numérisé non relu

T. II

(Arcliivcs lie Kerlcano.)

AiiMÉr. DES COTES DE l'océan (2(i, ÎÎS \\. 47). ORDRK GÉNÉRAL DU 21 MESSIDOR AN IV

Rcs, non verb.i.

An quartier général (/(■ Hennés, le27i messidor, i' année républicaine.

i:tjuiii.-i n!»r>.

« Le ([énéral en chef indépendaniiiient des quarante officier» qu'il a demandés par l'ordre du '•) praiiia! pour être employés à

PIECES JUSTIFICATIVES. 4l3

une mission particulière, désire en trouver encore cent vimjt-cinq autres pour une autre mission.

Il Je leur rappelle qu'il faut une bravoure à toute épreuve et une bonne sanlé,

I. Les citoyens qui se présenteront doivent compter sur un avancement et une fortune rapides.

On s'adressera au général en chef à Rennes.

.. Les officiers qui voudront se présenter répondront par la voye (Je la correspondance militaire, en mettant sur leurs lettres : « Service mililaire Irès-pressé. »

" Le ministre de la justice rappelle aux généraux et présidents des conseils militaires l'article 10 de la première section du titre 5 de la loi du 25 brumaire an III, relative aux faits d'émigration, et leur observe :

Il l" Qu'en aucun cas les conseils de guerre ne peuvent juger les éii]i;;rés;

Il Oue dans le cas où les conseils militaires sont compétens, ils doivent condamner un émigré, mais s'ils ne prouvent pas le fait d'émigration constant, ils doivent le renvoyer devant le tribunal <lu département dans lequel étaii son dernier domicile.

« Le général en chef recommande l'exécution de ces dispositions à Ions les conseils militaires bivouaques dans l'arrondissement de rarmée.

« Le général de division, chef de l'étai-major de l'armée,

Il T. IIédolville. !)

{Arcliives de Kericano.)

Exemples de correspondunce en (angtige secret.

« Le H janvier 1""J7.

(I Failes-moi le plaisir, mon iher chevalier (a), d'envoyer la lettre ci-incluse ù Maumusson (6); donnez-moi de vos nouvelles par M. Soufflant; assure/ toute votre respeelable famille de mon attachement pour elle et ne doutez jamais de celui que je vous ai voué pour la vie.

Il Pall B. »

Autre du d février (c'est janvier) 17!)".

u Comme ji; le mande à notre ami, Monchec, 6 D tr, je désire fort de causer avec vous si vos affaires le pcrmetlent, venez à Aleiiçon dans les premiers jours de février, allez chez madame Lecoin- Ire, faubourg Sainl-Rlaise, cette lettre vous servira pour être

reconnu, et elle vous dira le lieu où nous pourrons nous retrouver. Croyez que ce sera avec bien du plaisir que je vous renouvellerai les sentiments de Teslime et de l'ainilic que je vous al voué pour la vie.

a I'aul. I)

filtre. — Evreux, ce 9 janvier 1797, l'adresse à M. Souffrant.

« Votre lettre du 19 octobre, 3Ionsieur, ne m'est parvenue que hier, les voyagfes continuels que j'ai faits, ont été la cause de ce retard, sans cela je vous aurais répondu plutôt et j'aurais peut-être eu le plaisir de recevoir d'autres lettres de vous, les marques d'amitié de mes vertueu.x compati iotes, sont des biens précieux pour moi.

(( Je continue un commerce pour la bonne femme, moins apparent que celui de l'année dernière mais dont je crois les profils plus certains. Le nombre de mes correspondants s'est accru ainsi que les fonds de notre maison; le premier associé chef de la maison désire qu'on oublie les spéculations liazardeuses, pour ne s'occuper que d'afi'aires dont le bénélice soit indubitable; je serais enchanté de pouvoir en causer avec nos amis, mais il m'est impossible de faire le voyage en ce moment, si (c) comme de L peut venir à Alençon dans les premiers jours de février, il trouvera mon adresse chez Mde Le Cointre, f. b. Saint-lîlaise, et la maison fournira aux dépenses de la loute ((/). Je serais bien aise que dans ce cas il priât madame de Turp de m'écrire et qu'il se chargeât de la lettre.

« Mon existence en ce pays étant et devant être un mystère jusques à la réussite de nos opérations, je vous prie de n'en parler et de croire à la considération et au sincère attachement avec lequel j'ai l'honneur d'être

(1 Voire très-humble serviteur.

11 S'Kjiif : I'aul. Il

Noies sur les trois lellres.

{a) Li-ilil clicviiliir csi un anoJcii lioinme tl'aHaircs ilc l'aiil /iuuiiioiif, cmigri' cidcvaui clicf lie cliouaiis cl passé la Aii(;li'icTre apn'-s la nililiiioii îles ariiii-s, sur |>aisc-port (If IIoclic : ce l'aul Itcauniout csl risiû en France, c'esi l'auicur tics iroii letlrcs.

{!,) Manmiisson, village liaiis la I.iiirc-Infcncure oiC lial>ilc M. Suutriaiil, aiicieu ciir.?.

(c) Co'iir fte Lion, ci-dcvnm chef île division parmi les elinnans. espace de facluiiim aux (î^lî*'** *''-'* nobles iMiii|;res. homme ii inlluencc du colc de Comte.

{,!) Madame de Tmplii, liuhile le cliAlenii d'Anorie près Comte : elle a joué un rolc lors de la soumission des chouans; c'esl une fiininr ijui a plus ciivie d'avoir l'air d'avoir de riiiilueiice, iprellc n'a de l'espril, i|iioi.|u',in loi eu donne assez, facilemrill beaucoup.

J'i(]i)ore à ipii la seconde Icilre est adressée.

Il Siijné : J. (»iiiOT-l.)liili'AlN. »

(Archives de Kcriciino.)

- F.dinbiirgli, ce 18 juin 1706.

« J'ai reçu votre lettre, IMessieurs, et j'en ai pesé bien attentivement foutes les observations; croyez que mon cœur partage tous vos désirs, et qu'il n'y a pas une seule de mes pensées qui ne tende à les concilier avec les obsliclcs que vous ne pouvez pas connaître et ijni s'opposent encore à leur exécution. J'espère que la Providence m aidera à les surmonter, et que le jour à jamais fortuné arrivera enfin, où je pourrai vous convaincre moi-même que la nécessité la plus absolue a pu seule suspendre jusqu'à présent mon arrivée |i.uiai vous.

u Xe doutez jamais, Jlessieurs, de tous mes sentiments d'estime et iraffection.

« Sitjnc : Chaulf.s-Philippf.. »

(Archives de Kerlcano.)

il/il/, tas membres du Conseil de l'armée de Vannes.

Jugemcnl de Gudhmot Sans Ponce.

Guillemot (André-^Iarie-Ponce) fut mis en jugement à Vannes et fut jugé par le conseil de guerre de la treizième division militaire qui était présidé par le chef do la 52' demi-l)ri{;ade l'ery et avait pour membres : iJebegues, chef de bataillon an même corps; André, capitaine, faisant fonction de rapporteur, de la Sîl' demibrigade; Dclair, cnpil.iino au I" bataillon do la V-V légère; Victor, capitaine; Vnillemel, lieulenanl; Gérard, sous-lioulenani; Grodemangc, sergent à )a S!l' demi-brigade; Durzy, capitaine à la 58', était commissaire du Gouvernement.

11 avait comme coaccusés madame Marie-Thérùse-Désirée d'Essonvillc, veuve Bonfils de Saint-I.oup; sa fille, mademoiselle Élisabeth-Jeanne-Mario lionfils do Saint-], oup, cl Joan-I'rançois Le Gucniiec.

Dans la séance du 2S brumaire au VII il fut condamné à mort, madame liontils de Saint-Loup à la déportation, et les deux autres furent acquittés.

Leur pourvoi en révision fut rejeté par le conseil de révision séant à Rennes le 12 frimaire.

Ce conseil était composé ainsi qu'il suit :

Schilt, général de brigade, président; Desbordes, chef de brigade du 8" d'artillerie à pied; Thébault-Durosa, chef de bataillon de la brigade étrangère; Garbilla, capitaine au S" d'artillerie à pied; et André Le Blanc, capitaine au même corps. Les deux premiers étaient nommés par le général Michaud, commandant la 13* division, qui avait aussi nommé les membres du conseil de guerre: les autres par le général de brigade Roulland, commandant la subdivision d'Ille-et-Vilaine.

Le commissaire du Gouvernement près le Conseil de révision était le commissaire des guerres Joinviile, et le greffier était le quartier-maître trésorier Robigo.

[Ex Irait du jiiijcment.) (L'orioiual aux archives de Kerlèano.)

LIBERTÉ — ÉGALITÉ

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