TOUS
Il Nous n'attendîmes point, nous partîmes pour Londres, le général, M. de la Carrière et moi.
Il Je ne finirai pas sans vous dire que M. Thiers sait que le propos ne m'a point été tenu, il en a promis la rectification.
« Rappelez-moi au général et au colonel, et recevez, Monsieur, l'assurance de ma considération très-distinguée.
. Lclapg près Sancerre (Cher), 29 septembre 1845.
<i Si<jné : Hyde de Neuville. »
(Archives de Kerléano.)
Lettre de Monsieur à Mercier.
Il J'ai vu avec bien de la satisfaction, mon cher Mercier, les soins, le courage et l'activité que vous avez mis à organiser les Côtes-du-Nord, à combattre pour la cause de l'honneur pendant la guerre et à entretenir le parti du Uoi depuis la paiification. La confiance que j'ai que votre zèle ne peut se ralentir me fait prévoir de nouveaux succès dans ce que vous entreprendrez encore.
11 L'attachement qui vous a toujours uni au général Georges me Eait penser que vous verrez avec plaisir que j'ai mis sous sa dircc-
(ion immédiate les déparlemenls du Finistère, Morbihan, CôteS' du-Nord et Ille-et-Vilaine.
u Je me promets beaucoup de votre concours mutuel pour tirer un grand parti de ces fidèles et courageux d(''partemen(s. Le général Georges vous fera part des nouvelles dispositions du gouvernement britannique, ainsi que des secours d'hommes et d'argent qu'il nous promet, et avec lesquels je me flatte pouvoir bientôt aller me mettre à la tête des braves royalistes de l'Ouest. Je verrai toujours avec plaisir, mon cher Mercier, naître les occasions de vous assurer de ma parfaite estime.
Londres, ce 10 mai 1800.
« Le générai Mercier.
II Charles-Philippe.
(Archives de Kerléano.)
N« 71 Lettre de Windliani à Georycs.
« Londres, janvier 19 IROl.
« Monsieur,
« Il ne faut pas que je perde l'occasion du départ de P pour
m'accuser la perceplion de voire letlre du 20 décembre et de vous renouveler l'assurance de mon estime et do mon atlachcment. C'est tout ce que j'ai à vous offrir, la paix de l'Autriche et la cessation de toute guerre extérieure ne laissanl rien à espérer des mouvements de l'intérieur. Il ne s'agit donc que de rester tranqnilo, et do se conserver le mieux que possible, en attendant des occasions que la marche des choses peut amener d'elle-même. La guerre va changer de face. iNous touchons au grand résultat que l'on eut dil pré-' voir par lequel la puissance républicaine s'établissant solideiuont sur le continent se trouvera dans le cas de tourner toute sa force pour écraser l'empire de l'Angleterre. C'était l'événement auquel on devait s'atteiulre si l'on n'ciMpioiail pas les moions, ou si ou k'scmploiait sans succès, pour détruire le sistème cnncnii. (.)ii a cru pouvoir le contenir, on s'est trompé. 11 était iiilininient plus facile (le le détruire que de le contraindre; et la voie la plus si'ire, la seule erfeclivomenl pour pouvoir le détruire c'étaient les royalistes. Les royalistes pleinemenl reconnus et forleineiil secourus par
Je-, armées sur les frontières auraient pu accomplir cet objet, à ce qu'il me paraît, à plusieurs époques. Mais tout cela est passé. Les riivalistes ne peuvent rien faire d'eux-mêmes, ni avec le seul aide de l'.\nf;leterre. Ils ne peuvent non plus rien faire d'efficace, pour nuiH aider, si nous avions même le droit de leur en demander, ilaiis la lutte qui va s'ouvrir probablement entre la République secuiidée par ses nouveaux alliés et nous; et je serai bien fâché, si, en le tentant, ils attiraient sur eux une force qui ne pourrait ijianquer de les écraser.
. En vous conseillant de vous réserver pour des temps plus favorables, et en vous souhaitant pour vous et pour vos amis tout le lionheur possible,
.. J'ai l'honneur d'être, Monsieur,
« Votre très-humble et très-obéissant serviteur.
« Sifjné : Wixdham. »
(Archives de RerleaDO.)
X» 72 M. de la police. — Communication avec t Angleterre.
LIBERTÉ. ÉGALITÉ