‹ Georges Cadoudal et la chouannerieChapitre 75 sur 99 · CHANSON DE JULIEN · texte numérisé non relu

CHANSON DE JULIEN

— Traduclion. —

Je dormais dans la rliambre de mon père, J'étais loin de m'attendre à ce qu'il allait arriver.

Refrain :

J'avais honneur et plaisir,

>Iais, hélas! maintenant je n'en ai plus.

J'ai perdu mon bonheur.

Je le cherche partout et je ne le trouve pas.

Là viennent trois ou quatre gens de garde ; Ils me traînent avec eux enchaîné.

1^1 prison je suis conduit,

Entre deux gendarmes je suis mené.

A peine siiis-je eiilré dans la prison. Qu'on me jette dans un sombre cachot.

Où est allé mon frère Joseph, Puisque je ne l'entends plus chanter?

Où est allé mon frère Louis, Puisque je ne le vois plus jaujais?

Où est allée ma sœur Marie,

Puis<jue je ne la vois plus dans la maison?

Que sont devenus les cliainps de mon père Dans lesquels je travaillais autrefois?

Les chevaux de mon père que je menais paître A la prairie, où sont-ils allés?

Où sont allés les chiens de mon père Avec lesquels j'allais à la chasse?

Ou'est devenu le landier de Buhri Où je suis allé si souvent chasser?

Que sont devenues les rues d'Auray Où je me promenais autrefois?

J'avais honneur et plaisir.

Mais, hélas! maintenant je n'en ai plus.

J'ai perdu mon l)onheur,

Je le cherche partout et ne le trouve pas.

Gldiiniin.

Très-pressé. . 1 juin 1800.

" Aussitôt la présente reçue, je te prie, mon cher Glaumin, d partir en toute dilijjencc pour te rendre chez d'Andigné, tu doi le trouver à son château près Sej;ré. Tu lui remettras le billet c inclus qui est pour lui et tu le prieras de se rendre de suite avfi toi à Fano. Préviens en partani de chez toi de faire conduire Fano les officiers vendéens (|ui pourraient y passer.

Il J'apporte d'excellentes nouvelles. Tu peux dire à tes capilaiiM de se tenir prêts. Ne dis à personne que je suis arrivé.

« Tu es autorisé ;"! porter la croix de Saint-Louis, tu en recevri sous peu le brevet.

u Ton ami.

Il GliDÉON. Il (Arcliivi'9 de Ki'rl<)ano.)

LIBERTÉ. ÉGALITÉ

I™ division. N» 9554.

Paris, le 16 fructidor an X de la République française, une et indivisible.

Le conseiller d'Etat prcfcl de police attx commissaires de police et officiers de paix '.

(I Je vous charge expressément, Giloveii, de rechercher partout avec le plus grand soin les individus dont voici les noms et les sisignalements :

« Limolan (sic), 33 à 3i ans, 5 pieds 5 pouces, cheveux blonds à la Titus, châtain, yeux bleux, nez long, aquitain, peau blanche, figure effilée, vue basse, mince de corps, élancé sans être maigre, bien fait, joli home, mais mieux de côté que de face, bonne tournure, bien costumé, linge très-propre.

tt Hyde, surnommé Neuville, propriétaire de la manufacture de boutons à la Gharité-sur-Loire, âgé de 29 à 30 ans, taille 5 pieds 6 pouces, cheveux et soursils noirs, nez ordinaire, front élevé, œil vif, l'air décidé, épaules larges, quoiqu'élancé de corps, en général bien bâti, et

Georges, ex-chef de chouans.

Il Je vous recommande de ne rien négliger pour parvenir à l'arrestation de ces trois individus que vous enverrez à ma préfecture avec tous leurs papiers.

» Je vous salue.

H Si(jne : Dubois.

u Le chef de la première division,

« BsnTn.vND. »

(Archives de M. Giisiavc Ilord.) 1 Eu marge on lit ; flf^poudu ucgativcmeut, le 18 vendcmairc.

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