Acte de décès il,- Julien
u Du 19' jour de pluviôse an IX. Acte de décès du citoyen Julien Cadudal, laboureur, di'cédé d'une mort violente le 1!(* jour du mois de pluviôse an I.\ de K. I''., aux sept heures de ce jour, à la montagne de Corohan, commune <le llrccli, sur la roule d'Auray A Latidivaiit, A la droite de ladite route, suivant le procès- verbal de descente du |nge de paix «lu ci-dcvaiil ( anlon de l'luvij;uer accompagné d'un ofticicr de santé de la commune d'Auray, en date de
ce jour, qui atteste qu'il a été assassiné de quatre coups de feu, etc. Cniistaté suivant la loi par moi Joseph-Louis-Marie Béard, maire Je Brecli, faisant les fonctions d'officier de l'état-civil, soussigné.
a BÉAltD. 1) (Archives du Morbihan.)
N» 79 Le maire d'Auray au sous-préfet de Lorient.
« Auray, 19 pluviôse an IX.
« Au sous-préfet de Lorienl.
« CiTOÏEN,
« Je reçois à l'instant du commandant de la place l'avis que, d'après l'ordre du {(énéral, il faisait transférer dans les prisons de Lorient le nommé Julien Gadudal; qu'il a parti de cette place vers six heures et demie du matin; et, arrivé à une lieu d'ici à peu près, son escorte a été attaquée par une embuscade de brigands, et que le détenu ayant cherché à s'évader lors de l'attaque, a été atteint de quelques coups de feu qui l'ont fait tomber mort, seloa le rapport qu'on lui en a fait. Il m'invite à faire parvenir une lettre au juge de paix de la commune de Brech, lieu où s'est passé l'affaire.
« Tel est le rapport mot pour mot contenu dans sa lettre de ce jour.
« Je désire sincèrement que ce soit qu'un accident, car il serait fâcheux de voir renouveler les scènes dont nous avons été témoins.
Il Sitjné : Bonnaud. »
(Communiqui! par M. le docteur A. Mauricci, de Vannes.)
Le maire de la commune de Brech au cilolin Gurnier, sous-préfcl de Lorient.
. Auray, 20 pluviiisc an IX.
M Ce n'est qu'avec la plus grande indignation que je vous annonce la mort violente du nommé Julien Cadoudal , laboureur,
frère du trop fameux général Georges, arrêté chez son père dans l'après-midi du 13 du présent, sans armes quelconques trouvées dans la maison attaque supposée à la montagne de Corohan.
« Signé : Béard. »
" 27 pluviôse an IX,
(1 Citoyen sous-préfet,
« J'atteste et certifie qu'il n'y a pas eu de rassemblement, et
que cette mort est un véritable guet-apens. <i Salut et respect.
« Signé : Béard. "
(Communiquée par M. le docietir A. Mauricet, de Vannes. )i
SO^INEN M AMI
E cambr me zad é œn cousquet Mé n'hum boé chong a dra erbet
Mem boé inourha plijadur
Mas allas! bremen ne mes mu :
Collet e mes me ciirustet
M'er hlasq é peb lèh, ha n'er havanquot
> bis.
Deit heno tri pè pouar jans gard ) . .
Ind cm scleiz en arri er stag \
D'er prison é on conduyet Tré deu jandarni é on casset
Er prison p'on don antréet Er basse fos é on taulet.
M'en é ma oueit mo brèr Jozon Que n'er hleuati ([iict iiiiii é sou?
M'en é ma oueit nie brcr l.ouiv.
Que n'er guèian quoi mui jama/. ?
M'en é ma oueit me iiouer Mario Que n'er guelan <|U('l drè en ly?
M'en é ma oueit parkcn me zad Ma ven en liai é labourai?
M'en é ma oiieit roused me zad E gassent d'er prad de vouitat?
E men é ma oueit chass me zad Ma hent guet hai de giboessat?
M'en é ma oueit lannec Bubry Ma giboessent liés en hi ?
M'en é ma oueit niieu AIré Ma ven é valéal en hai?
M'en boé inour ha piijadur
RIas allas! bremen ne mes mu
Collet e mes me eurustet
M'er Iilasq é peb lèh, ha n'er havanquet.