I.IBF.UTÉ. ÉGALITi:. AUMÉE DE l'oUEST
Au quartier général h Paris, le 14 pluviosff an IX de la République française, une «rt
indivisible.
Jirrnadoltc, cnnstillcr d'Eldl, (jr'iir'ral en rlirf, an ministre de la ijncrrr '.
« Le général Ouantin,coiiiniandant la division de Rollo-Isle, m'a expédié, CiloyoTi ministre, un do ses aides di> camp pour m'inforincr do la découverte et de l'arresliilion d(!s agonis de Gi'orqrs. Leur plan était do corrompre une partie do la garnison et dos liahitants pour livrer llolle-lslc aux Anglais. Je vous envoie copie du rapport c|ui m'a été tait par l'aide tlo camp du gi'néral Quanlin.
Il Afin de rendre la garnison do Riïlle-lsle plus res|)eclable je
' l-!n niarjje on lit : Avit d'une ron»|iiratii>n dr cetir place aut An|;luii.
rli'iill.'ll.'-lile.teinLinl à livrer
charge le général Tilly d'y faire passer le bataillon et les trois compagnies de la 77* qui se trouvent sur le continent. J'ordonne en même temps aux grenadiers réunis à Tours de se rendre dans l'Il!e-et-Vilaine.
« Le général Quantin me mande, Citoyen ministre, par une autre dépêche que cinq marins du port de Sauzon de Belle-Isie accompagnés d'un caporal et de six chasseurs francs du deuxième bataillon de l'Ouest viennent d'enlever un sloop français que la frégate anglaise la Maijicicnnc envoyait en Angleterre après l'avoir capturé à sa sortie de la rivière de Bordeaux. Ce sloop d'environ 70 tonneaux est chargé de vin et de savon, et destiné pour Brest par le commerce.
Il Je vous salue fraternellement.
Il J. Bernadotte. »
(Archives de Kerléano.)
Lettre de G < orges mi moment de son embarquement à Hastinys en 1803.
Uastiugs, 9 aoAt 1803.
Il Monsieur Gtnllemol Va/ciitin, Rumsey Hauts.
Il I^Ion cher Valentia, je vous écris du point où j'espère ni'euibarquer au premier moment pour notre malheuieux pays. Puisse le voyage que j'y ferai y être de quelque utilité.
Il Pressez le départ de ceux qui vont en Bretagne, qu'ils ne négligent rien pour persuader que j'y suis.
Il Habituez tous ceux qui ont une tournure et sur la bravoure desquels on peut compter, à monter à cheval. Le Lan a les qualités requises.
(i Si les fonds que je vous ai laissés pour cet objet ne suffisent plus, je vous autorise à en prendre sur les deux cents livres sterling qui vous resteront. Je dis les deux cents livres parce que, sur les deux cent cinquante, je vous prie d'en remettre cinquante à Thomas qu'il donnera à la famille le Loutre. Vingt-cinq pour elle et vingt pour Richard. Qu'ils disent à ces individus que je suis en Bretagne. Entin, mon cher Valentin, dites à ces messieurs de faire les démarches les plus [jropres à persuader au gouvernement français que je suis en Uretagne.
Il Lncore une fois, mon cher Valentin, faites monter constamment
à cheval les hommes propres à notre entreprise, qu'ils galopent vivement, qu'ils sautent les fossés, qu'ils se chargent ; enfin éduquezles de manière à ce que dans un mois ils puissent lutter contre un homme à cheval. Toutes vos cavalcades doivent autant que possible se faire dans le bois entre Runisey et Winchester, afin que cela ne soit nullement public. Bonté est avec moi. Il Votre sincère et constant ami,
l( Gkorges.
Il Dcbar voJis adressera des lettres pour moi, vous les garderez. «I
(Archives de Kcrléano.)