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tant des peines plus rigoureuses. Ceux qui se soulèvent et ameutent le peuple sont punis de mort '. — D'ailleurs ces troubles agraires ne sont pas en eux-mêmes très redoutables. Comme la justice, la force est entre les mains de l'oligarchie: aussi, depuis Vchehrd, les changements qui se produisent, ne sont certes pas en faveur des cultivateurs.
Quand il suffit d'un ordre pour accroître ses revenus, il faut de l'héroïsme pour résister à la tentation. — Est-ce toujours possible ? Les dépenses augmentent sans cesse, l'argent perd de sa valeur, les diètes multipliées obligent à des déplacements constants; les séjours à Prague sont ruineux : il faut bien tenir son rang; les habitudes de luxe se répandent, les vêtements de velours et de soie sont très chers, les banquets, plus raffinés et plus fréquents : où trouver des ressources? Les mœurs et les lois interdisent aux gentilshommes d'essayer du commerce ou de l'industrie : ils s'adressent à leurs sujets.
Les habitants des villes seigneuriales doivent consentira des emprunts plus ou moins volontaires ou prêter leur caution pour faciliter de nouvelles dettes au dehors; on leur rappelle de temps en temps qu'il est convenable d'offrir des dons gratuits. Cependant vis-à-vis d'eux on garde encore une certaine mesure, leurs privilèges sont plus anciens et plus précis, ils sont plus serrés les uns contre les autres, et leur résistance est plus hardie et plus sérieuse.
Le fardeau retombe sur les pa3'sans. Contre les serfs tous les moyens sont bons.
Les nobles rejettent sur eux tout le poids des charges publiques, perçoivent plus que l'état ne réclame ^, multiplient les ordonnances, pour élever le produit des amendes, exigent le paiement de redevances depuis longtemps oubliées, imposent des corvées ou des impôts nouveaux. Pour s'assurer des ouvriers à bon marché, ils fixent un maximum pour les salaires, et ceux qui paient plus que le
I. Constit. de \"lad., art. 41 3; ordonii. dc 1 34() et i 364. 3. Fravnik {le Juriste), i^'/fi, p. ~:''J.