‹ Georges de PodiébradChapitre 61 sur 183 · Dubravius, 1. XXXII · texte numérisé non relu

Dubravius, 1. XXXII

2. V. une très belle lettre de Guill. de Pcrnslein, Archives bohèmes, I, 76.

3. Vladislas, écrit un ambassadeur vénitien, est de haute, taille, pieux et religieux; ses mcçurs sont pures, il ne se met pas en colère, ne croit pas le mal, prie beaucoup, entend trois messes tous les jours; il n'a jamais fait exécuter personne, mais on lui obéit peu. Il parle peu et on dirait une sta^ tue. — Journal de Mai-i>iu Saniito, III, 838 et sq.

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(Contre un tel ad\ci"sairc, Mathias reprit ^■ite l'aNantage. Grâce aux lenteurs de Casimir, il étoLitVa dans son i^erme l'insurrection de Hongrie, l'n i |74. tme i^rande expédition tchéco-polonaise qui, bien condinte, aiwait pi\)dLiit des résultats décisifs, n'aboutit qu'a un échec humiliant : l'ai'mée slave, très nombreuse, manquait de cohésion et de discipline; Casimir était un chef plus que médiocre. La convention de Breslau termina la campagne et suspendit les hostilités : les conditions annonçaient déjà clairement l'issue désastreuse que devait avoir la guerre pour la Bohème. Rien encore pourtant n'était irréparable; on espérait que Vladislas acquerrait avec l'âge plus de courage et d'initiative, la fortune ne se résignait pas â abandonner déhnitivement les Tchèques . les seigneurs du ro\aume qui soutenaient Mathias supportaient chaque jour son joug avec plus d'amertume et d'irritation ; -diverses expéditions hors des frontières prouvaient avec quelle facilité on ramènerait à la soumission les provinces rebelles, â bout de ressources et très peu satisfaites du gouvernement magyar. Malheureusement Vladislas était un détestable administrateur, sans autorité, toujours à court d'argent. Les anathèmes de l'Eglise inquiétaient sa piété, et les soucis de la guerre fatiguaient son indolence. Il accepta les préliminaires de Brno (Brunn) (1478), que le traité d'Olomouts (Olmutz) conlirma l'année suivante, en les aggravant (1479).

Le traité d'Olomouts marque la fm de la lutte ouverte engagée par le Saint-Siège contre la révolte hussite. Dans cette guerre, il n'y avait eu que des vaincus, et les deux partis en soldaient épuisés par des blessures prese]ue mortelles. Les elVorts des papes pour écraser l'insurrection avaient été vains, et les Tchèques, en dépit de toutes les attaques, niaintenaient leur indépendance religieuse ; mais à quel prix! Non seulement Mathias conservait sa vie durant le titre de roi de Bohème, mais il obtenait la Moravie, la Silésie, les deux Lusaces ; le traité contenait bien une clause de rachat, mais les conditions en étaient si dures qu'elle ne semblait qu'une vaine consolation pour l'aniourpropre des vaincus. La Bohème perdait toutes ses annexes :

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