ACTE I
georc.es.
Est-il vrai? vous connaissez mon brave colonel... noire père que nous chérissons tant?
MARIE
Comment! vous aimez mon parrain?
GEORGES
Monsieur Dauberval est votre parrain, dites-vous?
MARIE
Et de plus mou meilleur ami.
GEORGES
Eh bien I est-ce du hasard cela ? non, c’cst encore la Providence qui a voulu que le même lien d'affection nous réunît.
MARIE
Mais, dites-moi, cette blessure est-ce donc vrai?
GEORGES
C’est dans mes bras que le colonel est tombé.
MARIE
Dans vos bras! Et la blessure était mortelle?
GEORGES
D’abord on l’a supposé perdu... Lui-même, convaincu qu’il n’avait plus que quelques instants à vivre, a fait demander le commandant Andréa Vivian!, en qui il croyait pouvoir mettre sa confiance... Il l'entretint quelques instants, en secret, sans doute pour le charger d’exécuter ses dernières volontés, et celui-là même que mon noble colonel honorait d’une telle marque d’estime, je l’ai vu peu d’heures après passer daus les rangs de l’ennemi,
MARIE
Ainsi, c’est pour apprendre la mort de monsieur Dauberval que ma courageuse mère s’est exposée an danger de se rendre à Ligny.
GEORGES
Non, rassurez-vous; une crise favorable est* survenue, et quand j’ai quitté le village pour venir prendre possession de ce poste , on avait la certitude que mon colonel serait sauvé.
MARIE, avec joie.
Ah!