SCENE VII
Les Memes, VALLEDO. ( tin étranger en costume de voyage et portant à 1* boutonnière une rosette d’un ordre étranger s’arrête un moment au fond comme incertain de la route qu’il doit suivre, puis il entre daus la salle.)
VALLEOOj à Mariette*
Le chemin le plus court pour aller au château d’Angerville?
MARIETTE
Le premier sentier à droite, monsieur; à trois cents pas, vous apercevrez la grande avenue.
T3EORGES, se retournant.
Monsieur Audréa Viviani...
VALI.EDO.
Le comte de Valledo, votre colonel, monsieur!
MARIETTE, à part.
C’est ça le Judas!
Monsieur le comte, soit... (à demi-voix) les litres nouveaux n’effacent pas les taches anciennes.
VALLEDO.
Vous oubliez, monsieur, que vous êtes devant votre supérieur.
GEORGES
J’ai donné ma démission , et je ne vous reconnais plus même pour mon égal.
VAI.J.EDO.
Je pardonne ce ton d'acrimonie à ceux qui comme vous, sans doute, me font un crime d’avoir provoqué la mise en jugement du colonel Dauberval.
GEORGES
Après avoir brisé la carrière du colonel, on ose encore...
MARIETTE, à part, avec effroi.
Oh! mon Dieu!
VALLEDO.
Monsieur Georges Thévenin... C’est ainsi, je crois, qu’on vous nomme?
Oui, monsieur... et quand, à juste titre, on est fier de son nom, on n’en change pas.
VALLEDO.
Je vous engage surtout à ne point changer votre itinéraire... La feuille de route qui vous a été délivrée indiquait pour ce malin même votre arrivée à Lyon... Je veux bien vous prévenir encore que le gouvernement surveille tous ses ennemis... ne vous détournez donc pas de votre chemin, (a Mariette.) Vous dites, madame, que ce petit sentier conduit au château d’Angerville?
MARIETTE
Oui, monsieur.
VALLEDO.
Merci, (il sorl.)