‹ Georges et Marie drame en cinq actesChapitre 4 sur 97 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

VALENTIN, M mo BROUCK.-

VALENTIN, au fond.

La bourgeoise de l’établissement, s’il vous plaît?

M ® 6 BROUCK.

Voilà, monsieur le soldat... vos officiers veulent me parler?

VALENTIN

Non, c’est moi qui désire conférer avec vous, tète à tête, pour affaire de service.

M me BROUCK.

Vous avez quelques petites choses à me demander ?

VALENTIN

Comme vous dites : quelques petites choses. D’abord, il me faut votre plus belle chambre, le lit le plus douillet, ce que vous avez de mieux en vin et en comestibles... enfin, toutes les douceurs de la vie; des soins à n’en plus finir et des égards à perte de vue.

M œe BROUCK.

Bahl tout ça pour votre consommation?

VALENTIN

Ah bien! oui! enfant de la Croix-Rousse! canut par état et soldat par occasion!... Je campe où ça se trouve... je dîne quand ça se peut; mais autant je suis coulant et pacifique pour mon compte, autant je deviens difficile et rageur dés qu’il s'agit de mon lieutenant, le beau, le brave Georges Thévenin... dont je suis le maréchal des logis par ordre supérieur.

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