‹ Georges et Marie drame en cinq actesChapitre 44 sur 97 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

CLÉMENTINE, VALLEDO.

CLÉMENTINE

Vous voulez me parler au nom du colonel Dauberval, ditesvous?

VALLEDO-

Oui, madame, et je bénis le hasard qui m’a permis cnfiD, de me trouver en votre présence...

CLÉMENTINE

Quel intérêt si graud ?

VALLEDO.

Le vôtre, madame la baronne... N 'attendez-vous pas depuis longtemps un étranger?

CLÉMENTINE

C’est vrai... niais ce n’était pas le comte Valledo. Un autre vous aurait-il doue trausuiis la mission qu’il avait acceptée?...

VAI.LEDO.

Le dépôt n’a pas changé de mains, mais on a ajouté un nouveau titre au nom du dépositaire... Les circonstances m’ayant obligé à de fréquents voyages hors de France , il ne m’a pas été possible de venir plus tôt vous rendre compte de ce que Dauberval avait placé sous la garde de ma probité et de ma discrétion... Voici vos lettres, madame.

CLÉMENTINE, surprise.

Mes lettres !... le colonel ne vous avait-il pas fait promettre de les brûler?...

YALLEDO.

Oui, madame. Mais j’ai compris quels seraient vos doutes et vos terreurs tant que vous n’auriez pas la preuve certaine qu’elles étaient anéanties... j’ai donc précieusement gardé la mystérieuse correspondance pour vous la restituer... En la détruisant vousmême, vous serez bien mieux assurée qu’elle n’existe plus.

CLÉMENTINE, hésitant.

Avec ces lettres, il y avait aussi...

VÀLLEDO.

Un portrait... te vôtre... Une balle l’a brisé sur ma poitrine; c’est sur un champ de bataille que ses débris sont épars... Ainsi, soyez sans crainte, madame, votre secret ne court aucun danger; moi-même, je veux l’oublier.

CLÉMENTINE

Monsieur... comment vous témoigner ma reconnaissance?

VALLEUO.

Je vous le dirai, madame...

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