ACTE III
image j’emportais en moi le tourment de toutes mes heures, la condamnation de ma vie!
MARIE
Ainsi, vous ue m'avez dù que des chagrins, Georges?
GEORGES
Oh! non, du bonheur quand je veillais prés de vous... du bonheur encore quand j’ai cru mourir en vous sauvant... et, aujourd’hui même, n’ai-je pas été deux fois heureux et de votre souvenir et de ma lutte périlleuse, pour disputer votre ami à ses bourreaux! Je comprends tous les obstacles qui nous séparent, Marie... Mais je vous ai revue; mais vous m’avez laissé vous dire que jo vous aimais... Oh ! oui, chère Marie, je vous aime dë toutes les forces de mon âme... Vous voyez bien qu’il faut que je parte; un seul mol pourrait me retenir, et jamais vous ne me le direz, ce mot, non, jamais vous ne me direz : moi aussi, Georges, je vous aime.
MARIE, écoutant. ,
Taisez-vous... on vient... c’est mou père!
GEORGES, à la fenêtre.
Je puis encore m'enfuir.
MARIE, l'arrêtant.
Non, là... là... dans mon oratoire... vous êtes sous ma protection, VOUS ne sortirez pas!,.. (Georges se réfugie dans l'oratoire et ferme la draperie.)