SCENE III
Les Mêmes, GEORGES, PAUL, Officiers.
GEORGES
Oui, belle hôtesse, prêt à vous écouter et à vous défendre, même contre mon ami Valentin.
l'Ali C, à Valentin.
Comment! c’est toi qui cherches querelle aux dames?
VALENTIN
J’obéis à ma consigne, mon major.
GEORGES, à M me Brouck.
C’est à propos de mon logement, je parie, qu’il vous tourmentait.
M me BROUCK.
Précisément, mon officier... c’est une fière mauvaise tête, allez, que votre soldat.
Lui, pas du tout, c’est le meilleur garçon du monde, (a Valentin.) Je te défends d’ajouter à l’embarras que cause notre présence le poids d’exigences inutiles... nous ne pouvons pas faire qu’on nous voie arriver avec plaisir; mais il dépeud de nous qu’on nous regrette au départ.
Jl me BROUCK.
Voilà une bonne parole, monsieur l’officier... et si je pouvais disposer pour vous d’uue meilleure chambre que celle-ci, je vous l’offrirais de tout cœur.
GEORGES
Comment ! c’est ici que vous voulez me loger, et Valentin n’est pas content?
VALENTIN
Dame ! en cherchant j’espérais trouver encore mieux.
GEORGES
Je serai très-bien... d'ailleurs, je désire, Valentin, qu’à l’avenir tu t’occupes beaucoup moins de moi, et que tu me laisses un peu plus vivre à l'aventure, selon les hasards de la guerre. Je tieus à partager la mauvaise fortune de mes camarades.
VALENTIN
Je ne peux pas vous accorder ça, mon lieutenant, vrai, ça m’est défendu.
PAUL
Parbleu! voilà qui est drôle... on croirait que ce n’est pas de lui-même qu’il est si prévenant et si dévoué pour toi. •