ACTE IV
ment, mademoiselle, oubliez ce qu'a pu dire sir Mac-Dowel , ce que j'ai dit moi-même; l’espoir insensé qu'un moment j’avais conçu s'est évanoui déjà comme un songe que le réveil efface... Oh! oui, vous oublierez, vous me pardonnerez; je ne serai jamais pour vous un imposteur, un indifférent... Je suis l’ami de Georges! Vous m’écouterez vous parler avec confiance, avec bonheur. Je ne vous parlerai jamais que de lui... Et d’abord, laissez-moi vous apprendre que Georges a pu rentrer en France, car les poursuites commencées contre les libérateurs du colonel Dauberval ont été abandonnées.
MARIE
Georges en France, près de moi peut-être!...
' PAUL
Je le saurai aujourd’hui, tout à l’heure... Avant de me rendre à l’invitation de monsieur d'Angerville, j’aurai le temps de courir jusqu’à Limouest.
MARIE
Chez Mariette?
PAUL
Mariette Valentin...
MARIE
C'est bien cela...
PAUL
Voyez comme nous nous entendons déjà. Je pars.
MARIE, lui tendant ta main.
Merci.
SCENX V.
Les Mêmes, MAC-DOWEL.
MAC-DOWEL.
Bravo! pendant que les grands parents réfléchissent là-dedans, vous vous entendez ici.
MARIE
Oui, pour ne pas nous marier.
MAC-DOWEL.
Mais, mademoiselle, vous donniez la main à mon docteur?
MARIE
Je lui donnais une commission.
MAC-DOWEL.
Une commission?
PAUL
Et je n’ai bien juste que le temps de m’en acquitter... Venez, sir Mac-Dowel... votre berline est encore dans la cour. Vous allez ma conduire...
MAC-DOWEL.
Où donc?
PAUL
A Limouest.
MAC-DOWEL.
Qu’allez-vous faire là?
PAUL
Chercher mon rival.
MAC-DOWEL.
Pour vous battre? Je vôus le défends !
PAUL
Pour l’embrasser!
• MAC-DOWEL,
Ah çà ! vous n’aimez donc plus mademoiselle?
PAUL, à demi-voix.
Je l’adore... mais à présent, sir Mac-Dowel, je me tuerais plutôt que de l'épouser...
MAC-DOWEL.
Voilà un raisonnement que je ne comprends guère.
PAUL
A tout à l’heure, (a Mac-Dowel.) Venez; mais venez donc, (fl m-
tnine Mac-Dowel.)