‹ Georges et Marie drame en cinq actesChapitre 62 sur 97 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

PAUL, MARIE. (Marie va suivre 6a mère; Paul la retient.) PAUL.

Pardon, mademoiselle.

MARIE

Vous voulez me dire, n’esf-ce pas, qu’il n'y a pas un mot de vrai dans ce que vient de nous conter ce digne baronnet.

PAUL

Je ne lui avais rien dit , rien avoué mais s'il avait deviné

juste...

MARIE

Je le regretterais, monsieur Frémont : laissez-moi croire que le sentiment que sir Mac-Dowel a pris pour de l’amour n’est qu’une amitié sincère, dévouée... Oh! laissez-moi croire cela... Je repous serais l’amour... j’accepterai franchement, joyeusemeut l’amitié.

PAUL

Ainsi, vous me refusez même l’espérance?

MARIE

Je le dois... J’aime, monsieur Frémont, et j’aime pour la vie... Vous voyez que je vous traite déjà en ami; je n’ai plus de secrets pour vous.

PAUL

Oh 1 qu’il est heureux celui que votre cœur a choisi I

MARIE, soupirant.

Luil II est ruiné, proscrit, et ne reverra peut-être plus la France.

PAUL

Proscrit !

MARIE

Pour avoir aidé à la délivrance du colonel Dauberval...

PAUL

Mais je dois le connaître, alors...

MARIE

Vous connaissez Georges?

PAUL

Georges Thcveuin! C’est mou compagnon d’armes , mon meilleur ami.

MARIE

Vous êtes l’ami de Georges! (Elle lui tend la main.)

PAUL

Georges... noble cœur! bien digne du vôtre... Ohl de ce mo-

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