‹ Georges Le BrunChapitre 14 sur 32 · TRE · texte numérisé non relu

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Printemps à Ruy.

Aquarelle.

Reste un troisième sens où se puisse entendre le mot coloriste : pour le premier cas, c'est la tyrannie absolue du coloris; dans le second, son règne tempéré.

Voici une autre conception des choses, où le dessin régnant en maître concède à la couleur, son premier ministre, plein pouvoir dans l'exercice de ses fonctions - somptuaires et décoratives.

Tout le secret, ici, de l’éclatante réussite pour la couleur, est dans le nuancement à l'infini, la luminosité discrète et merveilleusement détaillée, le travail admirable dans les clairs obscurs, l'humilité triomphante des moyens et des résultats.

Ainsi se trouve être Georges Le Brun. Ayant réduit sa palette par nécessité locale, autant que par délibération volontaire, il tire de ce jeu réduit toute la somme d'émotion sensible où il prétend. Ici l'orchestre est ramené aux instruments essentiels. Mais l'artiste en obtient, pour le déroulement de sa musique linéaire et rationnelle, un soutien très sûr, un accompagnement en sourdine des plus émouvants. we

On surprendra dans ses Noirs et Blancs, cette suprême réduction de la palette, toute l'étendue de sa gamme et toute sa richesse de coloration par le dedans. Il y a chez … M. Voos de Ghistelle, à Bruxelles, un Corridor ardennais. Il a été vu à Theux. Il est rendu en soustructure, avec des frottis au fusain, sur papier anglais, puis rehaussés de pastel légèrement. Le nuancement à l'infini de la lumière, la directe, et celles-là qui proviennent des réverbérations réciproques, avec toutes leurs valeurs scrupuleusement notées, toutes les subtilités complexes, qui donnent aux choses vues comme aux choses rendues leur intime poésie,

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