‹ Georges Le BrunChapitre 19 sur 32 · TEL ART, TELLE MAISON · texte numérisé non relu

TEL ART, TELLE MAISON

Ce fond de lui-même se révèle autant dans ses goûts que dans ses œuvres.

Après un premier séjour à Xhoffraix, il ira de par le monde, en Hollande, en Italie, en France. Il reviendra à Bruxelles. Là, il fera la rencontre d’une jeune fille, douée d’une belle culture d’esprit, d'une haute élévation de sentiment. Il s’en éprend et il l'épouse. Il a trouvé l'idéale compagne de sa vie, l’écho vivant de sa conception, la sœur humaine de sa pensée, l’image féminine de son noble cœur. |

A deux, ils iront habiter Theux. C’ est une ei Jppagité

Bo dans l’une d'elles. La pierre en est admurak couleur, d'émoussement et de patine. Les fenêtr ÈS les portes, les escaliers, les boiseries, la charpen! de chêne massif et vermoulu, tout raconte avec une éloquence austère et persuasive le passé de la race.

Le temps ici paraît sommeiller dans l'pinobinte des heures, Il semble qu’on y vive en Et Bud et gothique.

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Là, Georges Le Brun se sentira dans son milieu d'art. Ce logis antique deviendra le frère de sa conception, le moule de sa pensée sévère.

L'homme fait le logis, ou bien il le choisit à sa ressemblance. Mais quand le logis qu'il habite, a été bâti par ses aïeux, c’est l'esprit des aïeux qui, du logis et de la forme, de la matière qu'ils lui ont prêtés, s’insinue en lui, prend pied dans son âme, la façonne toute, de fond en comble, à sa ressemblance directe et impérieuse.

L'artiste y ajouta la persuasion des meubles archaïques trouvés dans les demeures paysannes. Et ses tableaux s’y trouvent à l'aise. Ils y respirent largement comme dans leur élément naturel.

Son art reflète la maison et il en reçoit sa réverbération prépondérante. Elle met le dernier accent, l'accent principal, l'accent tonique, dirions-nous, sur sa peinture, comme sur sa pensée, comme sur sa vie.

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