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Femoyant des sn . Au centre, des cons PAR
mais ces stries de marbre blanc et de marbre no oit disloquent MAPAL l'ensemble.
Malgré deux Andrea del Sarto, parfaitement impec-
énorme, trônant avec Saint-Jean l’'Evangéliste, à la voûte ide. C’est une inoubliable mosaïque de Cimabuë, is-lazuli et* d or, heurtée, violente et sèche, mais
après cela, les grands maîtres sont fades et froids. s primitives, il en reste une très vénérable de vétusté, mais le né décoratif prodigieux qui fait oublier les imperfections dé forme de celle de Saint-Zénon à Vérone, manque ici. Et celles de Jean Bologne sont bien insignifiantes si on les compare à celles de Ghiberti au Baptistère de Florence.
Il ya dans ces portes de Jean Bologne, quelque chose de déloyal et de prétentieux. Des torsades de fleurs, de fruits et de feuillages sont traitées comme quantités négligeables, comme détails indignes d’un trop grand homme. En perdant la naïveté et le respect religieux de la nature, un artiste perd le sens de la vraie grandeur, et ces
se itées avec une désinvolture dont ses figures se ssi. La science vaine et glaciale d’un pédant, ISsis de clichés corrects et de banalités qui courent les ns, déprime le cœur et précipite la chute d’un art. Une vieille église et le couvent dont elle dépendait, ont été convertis en musée. On Yv voit des fresques de Nicolo
Pietro Gérini, qui décora fes murs de (res du
cables, n’aurez-vous point surtout le souvenir d’un Christ
ite et grandiose. Ce n'est pas beau et cela vous tou
EE
ue
transept de droite à l'église de Sante PAR pu et sa pu # pare d'ampleur et
Giovanni dt mo et des Benozzo Gozzoli, mais surtout les toutes vieilles peintures sur parchemin, d’un archaïsme qui fait sourire et de nuances qui étonnent et vont tout droit au cœur. Dans la sacristie sont alignés les fragments de la chaire de Jean de pisse autrefois €
œuvre sentie, vécue et pétrie, sans dl pris, : fe dans un marbre aux reflets d’ à est soutenue par un groupe puisse rigide, aux des colonnes jui reposent sur des lions, ou par des faisceaux
de femmes. n” Fe [ya des fautes de structure, exagérations instinctives du mouvement, qui font que la vie gagne en intensité et que le sentiment devient plus aigu. Si le côté bien fait qui ôte le désir de rêve et de mystère, n'a pas encore refroidi l’œuvre, a pondération et le calme, le bon goût contenu et l'intimité, l'ordonnance rythmique qui perce à travers la barbarie de Nicolas de Pise, a malheureusement disparu. Les bas-reliefs qui se déroulent tumultueux, nombreux et naïfs, avec des arbres, des villes, des animaux et des
hommes, nous racontent que: Jean D
peu. Et c'est ARTE de voir un vérita *
d'un grand maître. | Je eus au RARES pos d'inaltérable et blanche séré | dun
: bourdonnant d'un écho joyeux da
la pelouse en fleurs et le marbre
Tête d'homme
Fusain.
d'or pâli, que la chaire de Nicolas de Pise règne dans toute sa beauté. C'est moins personnel, peut-être, mais c'est plus simple. Le style des figures et l'architecture se tiennent mieux, et si en apparence c'est d’une convention plus préconçue, il y a en plus ce sentiment profond de la nature qui unit par un lien subtil et pourtant si fort tous les génies de tous les temps.
Lorsque l'on aime de toutes ses forces une œuvre d'art, n be humain de trouver qu’on n’en parle pas assez? Et pour peu qu'on en ait profondément éprouvé la splendeur, l’expression et le sentiment intime, il semble aussi que personne en en parlant, n'ait donné la note exacte.
Ne soyons pas trop sévères pour cette candide présomption. Je l’aime, moi qu'elle accable, et je veux vivre dans la naïve illusion que j'ai trouvé, dans Benozzo Gozzoli, des beautés insoupçonnées. C'est que, voyez-vous, c'est si beau, cette sorte de cloître rectangulaire aux galeries larges et sonores, aux murs ornés de fresques où de merveilleux sarcophages antiques, trophées glorieux d’intelligents guerriers, montrent que, de tous temps Pise fut un paradis de beauté. Lorsque je vis tout cela, un églantier Qu ul une colonne fleurissait au milieu du gazon, et
c'était une harmonie en blanc, en rose et en vert, sous un # indéfinissable et profond, saturé de lumière et de joie.
Et, dans ces dispositions sympathiques, j'ai vu les
fresques si maltraitées par le temps, de Simone Martini, de Spinello Aretino et d'Antonio Veneziano, œuvres d’un
beau grand style, avec des barques aux voiles gonflées de
Gi
nn
ne 50 ee
brise, Pietro Laurati et le facétieux Buffalmacco, dit-on, mais surtout, et c’est ce que point on n'oublie, Orcagna, si dur, si rébarbatif dans son rigorisme inflexible, au travers duquel, malgré tout, perce un élan de tendresse pour la grâce et une irrésistible influence de cet art grec, si ardemment aimé des Pisans. Qu'on ait voulu faire d’Andrea Orcagna un prodigieux génie, c’est fort expli-
“cable ; un artiste complet, dans le sens absolu du mot, non.
Son lyrisme dantesque est plus, littéraire que plastique ; à un souffle grandiose, il unit une conception de la nature intime des chosés, plutôt médiocre. Le paysage est puéril, sommaire, sans consistance. Pourtant il est voulu et change délibérément de configuration, selon les besoins du symbole. À côté du réalisme le plus franc, un rythme de pure beauté, digne de l’antique. Un roi devant trois cadavres en trois différents états de décomposition se bouche le nez; son cheval terrifié avance involontairement la tête et renifle. De fastueux courtisans, curieux, sentencieux ou navrés, l’accompagnent. Il y a autant d’observation profonde que de naïveté dans les chevaux. Au premier plan, un varlet, armé de l’épieu, contient la fougue d’un grand lévrier. C’est d’une allure merveilleuse. A droite, des estropiés de toutes sortes qui, bien que trop dramatiques, auraient pu plaire à Breughel. Dans les flamboyantes excavations d'une montagne, des démons cfrapanles précipitent des damnés. La vie calme et sage de moines que l’on voit à l’entour d’un ermitage, les mène à l'extrême vieillesse. ,
Il y a quatre autres fragments encore, moins caractéristiques et sans relation aucune avec le dit des trois morts et des trois vifs. Auprès de diables et de supplices