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Gardeuse de vaches.
Aquarelle.
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Fragment du Triptyque ‘ L’Automne Pastel.
à Hoffraix.
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infernaux à faire pâlir Jérôme Bosch, une scène toute idyllique : une réunion de seigneurs et de femmes de qualité, assis sous de frais ombrages, s’extasient aux sons d’une cithare, et, à côté, le jugement dernier, impitoyable et fatal, étale sa composition symétrique, claire comme l'explication littérale d’une cérémonie rigoureusement ordonnée suivant un programme inflexible.
Rien d’obscur, de confus ou de mystérieux. Tout en cette œuvre surhumaine a la même portée.
Il y a, certes, d'étonnants morceaux, d’admirables trouvailles, mais c'est bien plus la conception d’un grand poète barbare, que l'œuvre d’un grand peintre.
Pour l'édification de nos âmes, une page de morale transcendante nous en eût dit tout autant. Pour le plaisir de nos yeux, et pour l’émoi du cœur, un bon petit tableau eût fait davantage.
Un siècle et demi après que la dernière de ces œuvres füt exécutée, le mur en face était encore vierge.
Pise ne pouvait faillir à une glorieuse tradition. Les plus grands maîtres de toutes les écoles d'Italie avaient été appelés tour à tour. |
En 1460, Benezzo Gozzoli eut l'honneur et la joie de pouvoir donner carrière à sa verve féconde, sur toute la longueur du mur de l’autre grand côté, et ce fut une sorte d'illustration libre, spirituelle et admirablement sentie de l'Ancien Testament.
C'est une gloire éternelle pour le nom de Benozzo
Gozzoli, désormais inséparable du Campo Santo, que ce.
grand mur historié; on devine qu’il fut heureux de peindre, qu’il aima de toutes ses forces la nature, et que, jamais, il ne consentit à sacrifier l'impression primesau-
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tière de la chose vue, au rendu conventionnel et académique. C'était l'âge d'or de la loyauté naïve.
Malgré les imperfections et les gaucheries, l'esprit vivifie l'œuvre, et l'ivresse de Noë, qui’est la première page du grand poème, chante spirituelle et joyeuse, sur ce fond de paysage toscan d’une telle harmonie que les montagnes en sont rythmiques, si fluide que les moindres subtilités des valeurs sont saisissables, si original qu'il suffit de ne rien inventer pour déborder d'imagination. Les pins parasols alternent avec les maisons blanches et les cyprès vigoureux, les oliviers gris et fins s’accrochent à la montagne aride, les vignes chargent la treille de grappes opulentes, la vendange est miraculeuse, et, dans une cuve, un presseur, en un rythme allègre, les poings sur les hanches, exprime le vin. La figure de Noë est trois fois répétée dans la fresque et, en dernier lieu, il est étendu devant Cham goguenard et Sem et Japhet, confus et peinés. La « Vergognosa » hypocrite, se voile la face en le contemplant e entre ses doigts.
Au dessus de la porte de la chapelle, une Annonciation délicieuse de grâce et de piété, dans un intérieur exquis, avec aux fenêtres un paysage charmant et plus haut, une A doration des Mages, grandiose d'ampleur, de puissance et d’allure, interrompent la série des histoires de l'Ancien Testament. On ne peut oublier ces grands palefrois de parade et l'appareil solennel de la cérémonie. Puis, les épisodes de l'histoire sainte continuent.
Dans la malédiction de Cham aussi, où des femmes nerveuses et graciles portent des marmots, où des enfants déambulent par groupes, la nature, l'ambiance sont exactes, et c’est encore cette vérité honnête, mais d'une honnêteté
géniale, qui donne aux manœuvres, aux spectateurs et aux. à 9
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Gamin pelant des pommes de terre.
Fusain.
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