‹ Georges Le BrunChapitre 8 sur 32 · DL · texte numérisé non relu

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L'œuvre Sa EU desserre le rude écrou de la tyrannie rationnelle. Voici Le Printemps au Moulin de Ruy. C’est toujours une idée, mais combien gracieuse, idyllique et sentimentale! L'idée a passé par le cœur. Elle a

traversé, comme l'eau traverse les roches, pour à s'y enrichir, une exquise sensibilité. VER, L'artiste en a presque oublié son désir d’éterniser les

choses, selon leur caractère prépondérant. L’éternité des choses, s’est dérobée devant le passage ébloui d'une minute fabuleuse,

és Entr'acte et intermède. Tout de suite l'artiste redevient soi. Voici qu’il évoque, avec un égal attendrissement, une minute équivalente d’éblouissement matinal dans Matinée sereine. Et la lumière atténuée et diffuse chante sur la grande lyre des branchages et son cantique monte et s'épanche sur tout, de derrière le tassement rocheux et trapu de la maison ardennaise. Mais, si haut chante-t-il, le triomphe momentané de la matinée n’absorbe plus en lui le caractère héroïque des choses, l’air d’éternité qui s'attache à la pierre avec quoi est fait résolument, pour durer à travers siècles, le logis des hommes.

D'autres apportent, au travail de l'ébauche, la vivacité

d’une attaque, la brusquerie d’une offensive. Ils la poussent avec la violence d’un assaut. Ils atteignent souvent, ici, au delà du point où ils veulent aller, là, considérablement en deçà. Il y a toujours dans leurs résultats quelques défaillances regrettables.

… Mais l’œuvre est enlevée et entraînante, même avec ses défauts et ses lacunes. Chez Georges Le Brun, guère de défauts, point de lacunes. L'’entraînement opère sur l'esprit plus que sur la sensibilité et c’est toujours un entraînement sage et pondéré.

ME d ci dia k ÿs 4 ñ :

Il amène le pouvoir émotionnel de son art là où il veut, et comme il veut qu'il soit. Il se tient vis-à-vis des habiletés du pinceau dans un mépris un peu hautain, à l'égard des roueries de l’école, dans un dédain un peu excessif. Il manque d’une certaine souplesse. Il ira même jusqu'à une certaine sécheresse. C'est le revers de ses hautes qualités, la rançon de ses fortes réussites. I est gothique de volonté, d’instinct, de race. +4

Le pouvoir d’un tel art est tout intérieur. Le rayonne- #\ ment en est mesuré et continu. Il en est qui donnent le n "

fond de leur vertu d'émotion dès la première minute. Ce st sont les arts superficiels. L'art vrai et profond se communique perpétuellement. On ne l’épuise jamais.

Sa puissance de persuasion se renouvelle éternellement, comme la radioactivité des eaux de source. :

« sit

| Ardennaise (jaquette bleue).

| Peinture à l'huile.

Intérieur ensoleillé.

Peinture à l'huile.

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