EH A
D er
; ST se TRE
} Than rm. ae d >
Y DUT TRES Se ARTS MAY Mir RTL
SPIP parr AD à À em lbnn attire, En
ee rs F8 "x EME RIES" PAU YRÉE
rte idèé, F
DAT Le ARE He
aber: SRE SAT RE
us 2
DRE ve ide
ESR'HP NVTQ Web rfi can EL OUT OL 2,554 À) De:
Poe 7 ASTRA" F7 KT Z ; à - dé a D Ce £ s + DS 45 7 Po?" > 2:
"da JE
ss
est cause du VI. Georges Louis. » Comme je ne répondais pas, le Comte insista : « Ce n'est pas un Russe? » Je ne répondais toujours pas. Le Comte Witte ajouta : « Si c’est un Russe, sûrement il n est pas ici. Pourquoi ne le nommez-vous pas? Je ne fais plus partie du Gouvernement ; vous pouvez parler librement avec moi. »
Je ne prononçai aucun nom, le Comte non plus. Mais d’un mouvement brusque, il cassa le cigarette qu'il avait à la main. Il avait deviné qui avait agi à Pétersbourg et à Paris contre mon mari : 1} savait quel changement de politique la nomination d'un nouvel-Ambassadeur de France en Russie pouvait présager.
L'ambassade d'Allemagne s'abstint de toute démarche auprès de Georges Louis lorsque fut annoncé son rappel. Îl n'en fut pas de même à l’ambassade d'Autriche, où Me Louis eut un entretien non moins intéressant que le précédent. Elle en a dicté, également, à son mari un résumé fidèle :
Au diner d'adieu qui nous a été donné à l'Ambassade d'Autriche, j'étais à côté de l'Ambassadeur, Comte Thurn. Pendant le dîner, il se tourna vers moi, et me dit, en élevant assez la voix pour être entendu du Président du Conseil russe qui était en face de nous : « Madame, ditès-moi pourquoi on nous enlève M. Louis. — Je ne sais. — C'est donc ainsi
qu on récompense chez vous les hommes qui rendent le plus
de services ? Cet homme qui est là (me désignant), votre mari, cest grâce à lui que la guerre a
été évitée depuis des mois.
C'est donc ainsi qu'on récompense? On nous envoie maintenant M. Delcassé;sa ligne ne sera certainement pas celle que suivait votre mari. Son nom seul épouvante. »
Après le dîner, M. Benckendorff s’assied près de moi et me
dit : « Ah, madame, quelle presse a votre mari! M. de Montebello lui-même n'a pas eu une pareille presse. » Je répondis : « Mais alors comment expliquez-vous qu'il parte? » I] dit en levant les bras : « Ce sont des intrigues, et je crois qu on le regrettera. »
Les condoléances les plus touchantes ne laissent pas d'être un peu lugubres autour d'un enterrement : ces fleurs funèbres furent prodiguées à Georges Louis. Quelques-unes étaient pour l'émouvoir. La lettre de remerciements et d’adieux qu'il écrivit au plus qualifié des journalistes russes, Kurez, garde l'empreinte de sa tristesse et d’un patriotisme qui dominait encore son chagrin :
Saint-Pétersbourg, 17 mars 1913
Ma nomination à Saint-Pétersbourg a été l'honneur de ma vie.
Je suis reconnaissant de l'accueil qui m'a été faiten Russie, et c'est avec le plus profond regret que je quitte votre grand pays.
Je suis heureux de constater que les liens entre la Russie et la France sont plus forts, plus solides que jamais, et l'avenir est assuré dans les mains de mon éminent successeur.
Jusqu'à la séparation suprême, Georges Louis contint l'expression d’un ressentiment quelconque, pouvant . nuire à l'harmonie des rapports franco-russes. Îl sut conserver une sérénité qui sauva ses ennemis, mais quil devait à son pays. Ce fut sa dernière réponse publique aux outrages dont il était abreuvé. Au moins, du côté russe, les formes traditionnelles furent observées : il n'y eut aucune fausse note dans les cérémonies et les hon-
2 RE Om mm D METRE an
+ = mm D ns D
o 125 2 Se Ë " a :
n GR né « \J F 1 et cr mr LS: be Méaté, 20. 7/10. Re = nr LAS ASS SC EES : \ ; Éd: did ms 2. TA T TRS ar el £ es a ab 1: S : ne er uit. ” | “ : “, ù > d du Le 4 12 L Ces en pi | e De ne Be + + + EP " Hors 2 RTE ee + nt és Ds vtt est : PR RTL Re PU Mat: CUT Der sh —— +" a ane pm Ÿ à 2 , > APS mis J ALT pare Ver Arury Fe rs ni Fe ,. CCD PRES TES Ltd ane è : > Es ET Un re: 27 ” fur … DE emrrabée, md fe nf . ; ic os tutsititins Rex PA < y Le, A Eds 4 M # EH en TR as Ve ME Pr . > . : "sis if % ri 2 vé y Es 1 si Æ “à , Q ”. LrRÉRLES 0 u dé 4 “
É 2 it à = RS Pr COR
ASS 3 2 HET ÉS Te TT mr PRE ur pt a) bre 2 BELLE het MEL ER Des si à à ù
nt QE om
«2 ‘ RU ZA 4, F2 neue e—
UE à 7
LÉMENTE
226 CEORGES LOUIS
neurs rendus à l'ambassadeur. L'Empereur lui conféra l’ordre de Saint-Alexandre Nevsky avec les diamants, et, le 27 février-l2 mars, Sazonoff notiñia l'audience impériale en ces termes :
Monsieur l'Ambassadeur,
Conformément au désir de Votre Excellence, je n ai pas manqué de prendre les ordres de S. M. l'Empereur au sujet de la date de la remise des lettres qui mettent fin à votre mission à Saint-Pétersbourg.
S. M. l'Empereur, mon Auguste Souverain, a daigné fixer le mardi 5-18 mars a. C., date à laquelle la remise des lettres de rappel aura lieu à Tsarskoiïe Sélo, à midi et demie.
En exprimant encore une fois à Votre Excellence mes sincères regrets de votre prochain départ, je saisis cette occasion pour vous renouveler, monsieur l'Ambassadeur, l'assurance
de ma haute considération.
SAZONOPFF.,
La journée de Tsarskoïe Sélo fut cruelle pour Georges Louis, obligé de lire à l'Empereur l'adresse rédigée par Poincaré, où les moindres mots semblaient disposés pour augmenter l'humiliation du fonctionnaire et grandir la personnalité du chef au cerveau duquel montaient les
fumées de l’autocratie :
RAYMOND POINCAREÉ Président de la République Française,