‹ Georges LouisChapitre 32 sur 145 · Livre Noir, IL · texte numérisé non relu

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point de vue, comme ministre des Affaires Étrangères. C'est Pourquoi, durant la période de sept années qui va suivre, nous Sommes complètement assurés contre l'apparition à la tête du Souvernement français et de la direction diplomatique, de Personnes telles que MM. Caillaux, Cruppi, Monis, etc.

En outre il dépendra de lui de présider personnellement le Conseil des Ministres, à l'examen duquel, comme vous le Savez, au moment des complications des affaires extérieures sérieuses, sont soumis jusqu’au moindre détail tous les pourparlers diplomatiques en Cours...

dérogation aux usages admise ici peut, dans les circonstances

difficiles de l’heure présente, nous être profitable et très commode...

Cette apologie pompeuse dans la bouche d'Isvolsky n était ni un hors-d'œuvre protocolaire, ni une tirade théâtrale pour la parade, mais le signe d’une transforma-

prédominant, les malfaçons de l'affaire Louis n auraient pas manqué d'envenimer une telle mésentente : mais ‘rritation disparut devant le danger commun. La présence de l'ambassadeur éconduit les contraignit à chercher ensemble une solution au moins passable, puisque les sottises préliminaires n’en Comportaient pas de meilleure : ils firent front, se promettant de prendre plus tard une belle revanche, s'ils n'arrivaient pas de suite À recoure Ce qui était si mal décousu.

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LA La première exclamation d'Isvolsky, suffoqué de voir Eve son fameux plan à terre, fut pour critiquer deux grosses nn : ] ) JE " LL fautes de M. Poincaré, un non sens et une omission. Aviser

[is Louis, quelle ineptie ! Ne pas avoir sous la main un can- HS didat de rechange à la signature, quelle imprudence | M. Poincaré en convint, et tâcha de reprendre l'idée pour se rattraper. L'audience où Georges Louis fut admis à comparaître ne changea rien au programme. L'ambassadeur sortit du ministère intact et la tête haute : mais, plus ses explications déconcertaient le ministre, plus elles redoublaient son aversion et sa malveillance. Il cherchait partout l'oiseau rare, le phénix diplomatique assez indis- | cuté pour ne craindre aucune comparaison et rallier insbo. tantanément tous les suffrages. Un personnage consulaire n'était pas de trop. | On pressentit d’abord Paul Deschanel. Isvolsky assure qu'il refusa pour ne pas perdre son mandat de député, ses chances certaines à la Présidence de la Chambre et ses chances probables à la Présidence de la République. | rs M. Poincaré eût été charmé de recruter son adhésion : 1l bé nourrissait pour Deschanel des sentiments fort peu ami- | caux, et il lui convenait d'octroyer un poste où son rival | l'Élysée serait un peu son obligé et son prisonnier. Mais il oubliait que Deschanel, ami et parent de Louis, n aurait | pas voulu lui donner tort et lui jouer le tour indélicat | Se d'aller à Saint-Pétersbourg comme protégé d'Isvolsky. | D De guerre lasse on se rabattit sur le déplacement de deux 2 titulaires : « Le candidat le plus probable, écrivait mélan- | ie coliquement Isvolsky !, est Barrère, d'autant plus que cela Fe donnerait la possibilité de nommer Louis à Rome. Son . passé tumultueux à l'époque de la Commune est maintenant oublié. » On avait songé au marquis de Breteuil, à

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