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République, M. Poincaré ne cessa de développer cette action de plus en plus rémunératrice, comme en fait foila fameuse lettre du 14 février 1913 où Isvolsky reprenait
avec une autorité accrue son thème favori .
Je vous ai fait connaître les raisons militant en faveur de notre action sur la presse française. Âu cours de ma conversation avec l’ex-Président du Conseil, M. Poincaré, actuellement Président de la République, j'ai pu me convaincre que ce dernier partage mon opinion sur ce point. À ce propos il a formulé le désir tout à fait justifié selon moi que nous n entreprenions rien dans le dit ordre d'idées sans l’en informer, et que la répartition des sommes entre les différents organes de la presse française soit faite avec la participation du Gouvernement
français.
Lors de l'incident Georges Louis, M. Pomcaré et Îsvolsky en étaient encore à l'enfance de l’art : mais c'est bien dans ces mois d'avril et mai 1912 que le commerce simplificateur de la politique a pris sa forme et son essor. Les carnets de Georges Louis contiennent de jolies pages témoignant qu'un certain nombre de journalistes sérieux restaient encore réfractaires aux largesses d'Isvolsky. Le 18 mai, Gandolphe de la Liberté contait à Georges Louis les vicissitudes du communiqué le concernant au Quai
d'Orsay. Le récit est drôle:
Hier matin, aussitôt lu l’article de Marcel Hutin dans L'Echo de Paris, y ai téléphoné au Quai d'Orsay pour demander si l'on n'allait pas tout de suite démentir qu'il fût question du rappel
de l'Ambassadeur à Saint-Pétersbourg.
Le Cabinet du Ministre a répondu que non, qu'on ne ferait
pas ce démenti.