L'Humanité, 11 janvier
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J'ai alors ajouté : « Mais on va donner une autre ambassade à M. Georges Louis ? » — « I] n’en est pas question », m'a répondu le Cabinet.
J'ai répliqué : « Vous verrez ce soir l’article que je vais faire pour la Liberté.»
Et l’article a porté.
De tous côtés on m'a télégraphié, téléphoné, écrit pour l'approuver. Même des confrères m'ont dit : « Nous agirons avec vous, moins fortement, mais dans le même sens. »
Et à 11 heures du soir le Quai d'Orsay donnait à l'Agence Havas une note démentant le rappel de l'Ambassadeur à Saint-Pétersbourg et annonçant que, s’il quittait plus tard son poste actuel, ce serait pour en recevoir un autre.
L'indépendance de Gandolphe et de la Liberté prouve qu Isvolsky n avait pas tort d’implorer son ministre et de réclamer des fonds. Sans le stimulant de la presse, le mutisme du Cabinet eût été intraitable, Mais il varia du tout au tout après l'article de Gandolphe. Apathique le matin, M. Pomcaré se ressaisit le soir quand il s’aperçut qu un second journal frappait sur le clou enfoncé par l'Écho de Paris. O puissance de la presse honnête, si elle avait eu des imitateurs ! Ce seul article de Gandolphe, dont Je citerai quelques phrases, faillit démonter le Quai d'Orsay, et il est certain qu'il terrifia Poincaré :
à La diplomatie française a reçu depuis quelque temps les 4 directions les plus désordonnées, et parfois les plus néfastes. M. Isvolsky s'est improvisé, depuis bientôt deux ans, le champion d’une politique russe dont nous ne voulons pas ici, | par courtoisie, apprécier les résultats négatifs, et négatifs 4 d'abord à Saint-Pétersbourg. M. Isvolsky a rêvé pour la Russie upe politique d'aventures orientales dont le Gouvernement français a toujours cru devoir exposer à Saint-Pétersbourg les
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