‹ Georges Mareschal, seigneur de BièvreChapitre 125 sur 182 · MARESCHAL FONDE L’ACADÉMIE DE CHIRURGIE · texte numérisé non relu

MARESCHAL FONDE L’ACADÉMIE DE CHIRURGIE

Cheselden, Morand et la lithotomie latérale; tailles de 1731 à l'hôpital de la Charité, polémique du Mercure de France. — Mareschal et la Peyronie conçoivent l’idée d’une Académie de chirurgie. — Lettre du comte de Maurepas à Mareschal. — Organisation de la « Société académique » de chirurgie en 1731; premier concours chirurgical.

Le premier-médecin Chirac et son projet d’une Académie de médecine, opposition de la Faculté, échec de Chirac, sa mort.

Progrès de l’Académie de chirurgie, rôles de Mareschal et de la Peyronie dans son établissement. — Première séance publique, commencement des travaux: le tome Ier des mémoires. — L’Académie pendant le dix-huitième siècle; construction d’une nouvelle école de chirurgie. — Suppression de l’Académie en 1793: son remplacement, en 1820, par l’Académie de médecine.

En 1731, les «tailles » pratiquées à l’hôpital de la Charité donnèrent lieu à toute une polémique. Deux ans auparavant, le chirurgien Morand avait étudié à Londres la nouvelle méthode de lthotomie qu’employait Cheselden : ce procédé n’était autre que celui du fameux frère Jacques (1), mais le praücien anglais en perfectionnait l’exécution, et il en obtenait de merveilleux résultats. Morand se déclara partisan de la taille de Cheselden, qu’il nommait « taille par l'appareil latéral », ou simplement « taille latérale (2) »; et, comme il succédait à Ledran en qualité de chirurgien-major de la Charité, il obtint de Georges Mareschal Pautorisation de traiter par la méthode anglaise les malades qui devaient subir la lithotomie dans l’hôpital au printemps de l’année 1730. Sur quinze patients taillés suivant le procédé de Cheselden, douze furent complètement guéris, et on lisait dans le Wercure d'août 1730 : « M. Mareschal fut si content de ces opérations qu’il écrivit à M. Morand de venir à Marly, afin de le présenter à S. E. le cardinal de

Fleury, à qui les pierres furent montrées et qui excita Morand à continuer. »

(1) Voir le chapitre vir du présent ouvrage. ; » (2) Voir le Mercure de France de décembre 1729. #

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