‹ Gérard de Groote [microform]Chapitre 23 sur 50 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

« des fruits dans le monde ! * En disant ces mots il expira (20 août 1384) (1).

Belles et mémorables paroles d'un chrétien, confiant en Dieu et en son droit, qui méprise les injures du présent, parce qu'il a l'intuition des victoires de l'avenir ! Ainsi mourut, à l'âge de quarante-quatre ans, maître Gérard de Groote, surnommé avec raison par ses contemporains * le Père d'une Réformation, » parce qu'il n'avait pas craint d'élever seul la voix contre les vices des puissants, comme des faibles et qu'il avait frayé aux chrétiens de son temps la voie d'un mysticisme à la fois moral et scripturaire.

La même année mourait en Angleterre, à Luttervorth, John Wyclef qui, de son côté, avait réprimé les abus et les empiétements des moines mendiants, au moyen de l'Évangile de Jésus-Christ et des lois de son pays. Lui aussi terminait sa vie dans l'exil et dans le silence. Mais la cause de Groote et de Wyclef était la cause même de la vérité éternelle, et cette défaite apparente devait immortaliser leur œuvre !

(1) Thomas à Kempis : Vita G. M., cap. xvi. Cf. J. Buschius: C/irowicum Windesemense, cap. v. Cf. Manuscrit de La Haye: fol. 140'-140v ; Guilhelmus Salvavarilla : « De morte mag. Gerardi Magni. »

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