‹ Gerard De NervalChapitre 268 sur 319 · IX. LE JARDIN DE ROSETTE Page · texte numérisé non relu

IX. LE JARDIN DE ROSETTE Page

a. R. M., V. O., S. add.: (cavadija)

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a. [fragment ms. collection Lovenjoul D. 741, fol. 53 et 54: S. L. Entre crochets les mots rayés sur le ms.]

Le surlendemain était le jour de Pâques. Il y à au Caire trois pâques différentes. Celle des Juifs correspond au jour des Rameaux, celle des Grecs et des Cophtes arrivait une semaine après la nôtre, — cela varie du reste selon les années. Mais pour le Caire ce sont trois fêtes’ différentes que chaque [peuple] nation célèbre fort librement dans son quartier. La pâque des Cophtes est la plus brillante à cause du nombre de ces chrétiens — qui se vantent de descendre des plus anciens habitants de l'Égypte. La fête [occupe la partie] publique a lieu sur la place de l’Esbékié mais à l’extrémité qui touche au quartier cophte. C’est presque le tableau de nos fêtes foraines aux costumes près; des équilibristes, des jongleurs

a. S. L. : maison s’ouvre et donne passage à deux femmes que le jeune homme amène près de moi et qui se dévoilent. C’étaient la mère et sa sœur. Leur maison donnait justement sur la promenade. Après les premiers saluts affectueux, nous voilà à nous regarder et à prononcer des mots au hasard en souriant de notre mutuelle ignorance. La petite

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fille ne parlait pas, sans doute par réserve. Je lui adresse quelques mots en italien, elle répond avec grâce, mais la différence de l’accent rendait l'entretien fort peu clair.

Je tâchais d'exprimer ce [qu’il y avait] de charmant dans la ressemblance des deux femmes. L’une était la miniature de l’autre en effet; les traits vagues encore de la fille se [complétaient] dessinaient mieux chez la mère; on pouvait prévoir entre les deux âges une saison charmante qu’il serait doux de voir fleurir. O hyménée | [ne seras-tu cette fois] pourquoi ne peux-tu être cette fois que le frère aîné de l’amour ?

[Plus je regardais cette enfant, plus je] [aimant la fille]

Il y a quoi qu’on fasse un certain préjugé religieux qui saisit l’'Européen en Orient et le domine au moins dans les circonstances graves. Épouser une toute jeune enfant dont le choix ne peut être libre, [et l’épouser] cela sans que le lien qui vous unit soit obligatoire pour vousmême, c’est une grave responsabilité morale. Cette entrevue me donna l’idée un instant d’un mariage plus sérieux que ce qu’on appelle au Caire un mariage à la cophte. Je ne comprenais pas la situation autrement. [Je me tournai vers le père et je lui fis dire par l'interprète que des affaires]

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a. S. L. : Pour ce prix-là vous auriez beaucoup de femmes... au bazar. — Comment, mais c’est vous qui [avez] devez les payer k —

[C’est moi qui dois apporter une dot ?] — Ah |! c’est bien différent | [11 faut] Ainsi il faut que j’apporte une dot [d’au moins vingt m. piastres] au lieu de la recevoir ? — Naturellement. Ignorez-vous que c’est l’usage ici?

Le w. Oui, mais la somme se paie toujours. [Les parents la gardent pour le cas de séparation.] C’est un petit dédommagement pour la famille. à

Je comprenais dès lors l’empressement des parents dans ce pays à marier les petites filles. Rien n’est plus juste d’ailleurs à mon avis que de payer pour avoir une épouse jeune et bien faite qu’on s’est donné la peine d’élever pour vous. J'ai regretté seulement que ma bourse de voyageur ne me permit pas d’atteindre

Îl paraît que la dot ou pour mieux dire le douaire varie beaucoup {il s'élève en raison de] selon la jeunesse et la beauté de la future,et aussi selon la [distinction] position de ses parents. Les prétentions se réduisent d'ordinaire à la moitié de la somme demandée [pour cela par elle]. C’est là une négociation où le wékil et la kathé jouent chacun leur rôle comme représentant des deux p. Joignez à cela les frais de la noce et vous verrez qu’un mariage à la cophte devient encore une formalité assez coûteuse.

L'opinion d’Abdallah est que pour le même prix on peut avoir tout un sérail au bazar des esclaves. C’est une chose

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