‹ Gerard De NervalChapitre 97 sur 319 · UNE FÊTE DE FAMILLE · texte numérisé non relu

UNE FÊTE DE FAMILLE

Nous ee du port de Boulac; le palais d’un bey mamelouk, devenu aujourd’hui l’école polytechnique, la mosquée blanche qui lavoisine, les étalages des potiers qui exposent sur la grève, ces bardaques de terre poreuse fabriquées à Thèbes, qu’apporte la navigation du haut Nil, les chantiers de construction qui bordent encore assez loin la rive droite du fleuve, tout cela disparait en quelques minutes. Nous courons une bordée vers une île d’alluvion située entre Boulac et Embabeh, dont la rive sablonneuse reçoit bientôt le choc de notre proue; les deux voiles latines de la cange frissonnent sans prendre le vent : — Ba#tal ! battal ! s’écrie le reis, c’est-à-dire : Mauvais | mauvais l:Il s’agissait probablement du vent. En effet, la vague rougeître,

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