LE NOTAIRE
D'abord , le marié ?
PIERRE
C'est moi-même , El voilà , voilà celle que j'aime. ( bis. )
MARIE
Siignons , signons , et qu'en ce jour L'hymen couronne notre amour.
PIERRE
Sans plus tarder, signons ensemble...
MARIE
Qu'as- tu donc , Pierre ? ta main tremble... (i/s.)
Lui donnant la plume. Elle signe.
Tiens, maintenant je suis à toi.
PIERRE , leuant les yeux au ciel.
O mon frère ! pardonne-moi ! ( // signe. )
GEORGETTE , à pari.
C'en est donc lait... Pierre l'épouse... Malgré-moi... je soupire, hélas !...
Mais , parce qu'il ne m'aime pas , l)ois-je donc me montrer jalouse.
MARIE
Oui , maintenant je suis à toi.
PIERRE
o mon frère ! pardonne moi l {^Pendant ce temps plusieurs villageois ont signé.)
GEORGETTE
Il faut encore un' signature, Avant de tout conclure , Dans notre ieriue, entrons; Kous chanterons , nous danserons.
Et nous ferons signer en suite \ ^^^ ^^^ ^,^^^^^ Ma vieille tante Marguentte. ^
PIERRE et MARIE.
Ah ! pour moi quel beau jour commence , {bis } Je vois luire enfin le bonheur ; ( his. ) Pourquoi faut-il que la douceur En soit trouble'e , hélas! par la soulîrauce.
CH(ŒUR.
Ah! pour eux quel beau jour commence.
Amis , chantons tous leur bonheur !
Oui , de cette heureuse alliance , Rien ne peut troubler la douceur.
Ensemble. \ pierre et marie.
Ah ! pour moi quel beau jour commence , Je vois luire enfin le bouheur ; PourqHoi faut-il que la souffrance Eu vienne troubler la douceiu-.
( [h entrent tor/s dans la ferme. )