‹ Gérard et MarieChapitre 7 sur 16 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

GÉRARD, se/*/,

( On le voit paraître sur le haut de la montagne , conduit par un jeune villageois -^ il est vêtu en paysan , un vieux chapeau de matelot , une besace, un violon sur son dos , et un bâton à la main , avec lequel il se guide. )

Maintenant il n'y a plus à descendre... merci , merci, l'ami , ie reconnais la route, et j'ai plus besoin de personne pour me conduire. ( il descend et se guide avec son bâton. ) Ali ! enfi.n nie v'Ià do retour au village , je 1' sens à l'air que \' respire... c'est par là que doit être l'église... («7 6(e respectueusement son chapeau. ) Par ici l' vieil arbre où nous dansions le soir en revenant des champs... tout près notre chaumière... Sans doute mon frère l'habite encore, et m'y garde un' place,., de ce côté , la ferme où demeurait Marie... Marie ! tih ! mon

<licu , qu'est-ce que ie sf-ns là .. rien que l'idée d'être aaprès d'elle, ça fait brilUe le cœur... huiis doute il n' nie croyent p'us de c' moni^e. . car je suis bien sur que le oatnaïade qu' j'ai rencontré hier sur ta grand' roule, ne leur aura pas annoncé mon r'tour. . j' lui avais bien défendu... Ces bons amis, ils vont donc me revoir... moi seul je ne les veiTai p'us!... ah! bath , n' pensons qu'au plaisir de les embra«ser. .. si 1' ciel ne trompe pas ma dernière espérance , y aura encore ici queiiqu's plaisirs pour moi, et je pourrons par fois être heureux.. '"' l'aveuglette... par exemple 1' beau Gérard n'inspirera plus d' jalousie aux jeunes garçons... il u' f'ra p'us les doux yeux aux jeunes filles... autrefois , quand je courrais après elle... j'étais sûr d' les atti'aper, maintenant ce sontelles qui m'attraperont... cliacun son tour... cependant si je n' peux p'us les faire danser moi-même, 1' camaïade qui est-là sur mon épaule, pourra encore quelquefois les fair' sauter.

Air : Le briquet frappe la pierre.

Le soir , quand sous la tonnelle , J' frai danser l'village entier, Ça n's'ra rien pour l'cavalier, Je n'f'rai payer qu'la d'inoiselle.

L'cacbet u'coût'ra qu'un baiser. .

Par contre-dause un baiser...

Un' fiir ne peut pas rTuser.

Tour-à-tour , si j'ies embrasse...

Grâce à cet heuteux moyen , Parfais , il se pourra bien Ou'ell's fass'nt un peu la e;riniace :

Mais qu'est qu' ça tait donc. .. eh bien ! J'suis sur que j'u'eu verrai rien.

( // s'assied pendant qu'on entend dans la coulisse It chœur

siiicant. )

Ah ! ah! on cbanle par là. . c'est doue fêle aujourd'hui... tant mieux , j' Icux s'rai p't être utile à quelque chose...

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