‹ Gerbe de fleurs offerte aux Religieuses adoratrices du Précieux Sang de St-Hyacinthe [microforme]Chapitre 10 sur 11 · EN VOI · texte numérisé non relu

EN VOI

Mes soeurs, mille pardons ! Loin de moi la folie De vous tracer un idéal :

Je reconnais, hélas ! avec mélancolie, Que mon langage est trop banal :

Trop l'anal pour chanter vos entretiens sublimes Avec :e Maître de vos cœurs :

Trop banal pour voler, du fond de mes abimes, A vos incffables hauteurs.

J'ai voulu, seulement, vous offrir, en ces lignes, Un souvenir du Nouvel An;

Je n'ai, pour tout mérite, en ces vers tron indignes, Qu'un vif et généreux élan.

Vous daignerez, mes sœurs, en agréer l'hommage Et prier quelque peu pour moi,

Afin que j'aille, un jour, avec vous, sas nuage, Contempler votre Divin Roi.

31 Décembre 1907.

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UNE Hzvrs avze DrEv

PEXDANT L'HEURE REPARATRICE DES SOEURS DU PRE- CIEUX-SANG, DE MINUIT À UNE HEURE,

Mon cœur, est, cette nuit, brisé de lassitude

La vie est un si dur combat !

Le jour au jour succèile, et dans la servitude Mon âme toujours se débat.

Je viens me soulager du fardeau qui m'oppresse ; Je viens, Svisneur, auprès de vous :

Mon Dieu, je viens à vos genoux, Oublier mes chagrins, consoler ma tristesse, En passant une heure avec vous,

Oui, je veux oublier, en citte heure bérnie, L'umertume de ln douleur,

Tant de rêves décus, tant de jours d'agonie,

Tant d'espoirs fauchés dans la fleur !

Je viens me recueillir loin des fracas du monde ; Je viens, Seiwneur auprès de vous, Mon Dieu, je viens à vos genoux,

En cet asile saint, dans cette paix profonde,

Demeurer une heure avec vous.

Je connais mes erreurs : Je connais ma démence : Tant de fois je perds mon chemin ! O mon Sauveur Jésus, couvrez-moi d'indulgence, Et daignez me tendre la main.

Attirez-moi tout près de votre cœur de flamme, Tout près, Seigneur, tout près de vous :

Il fait si bon à vos genoux, La nuit, devant l'autel qui fascine mon âme, De veiller une heure avec vous !

Quel bonheur de m'unir à ces pures victimes, Si blanches par la sainteté,

Si rouges par l'amour, et dont les voix sublimes Offrent tant de félicité !

Je viens, à cet appel de chants et de prières, Tout près, Seigneur, tout près de vous :

Il fait si bon, à vos genoux,

En telle compagnie, au sein de tels mystères, De passer une heure avec vous !

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