RE, À NP
Minuit, petite sœur, n'est-ce pas l'heure sainte Où je vins ici-bas ?
Où je fus au prétoire, en la cruelle enceinte, Le jouet des soldats ?
Minuit, n'est-ee pas l'heure où,seul sur la montagne, Je priais ardemment ?
Viens prier avec moi, viens, ma douce compagne, Viens prier tendrement.
La montagne est ici ; le prétoire lui-mêine, Et lu crèche, et la croix...
Je veux prier encor, pour tous ceux-là que j'aime, Ici comme autrefois.
Pour souffrir et prier, je m'incurne en toi-même ; Nous ne sommes plus qu'un :
Avec toi, bien-aimée, en ce pacte suprême, Je mets tout en commun.
Car j'aime les parfums de ton âme si pure ; J'aime ta charité ;
J'aime ton dévoûment ; j'aime enfin, sans mesure, Ta douce humilité,
Soleil de mon amour et de ma complaisance, Ah ! que j'aime à te voir !
Car je contemple en toi ma sainte ressemblance, Comme dans un miroir
Parents, amis, fortune et plaisirs de la terre, Beaux rêves d'avenir,
Tu voulus tout quitter, ici-bas, pour me plaire, Et pour m'appartenir.
rbandtitetabéane rade rex
Tu voulus avec mot t'offrir en sacrifice A mon Père Eternel :
Tu voulus Partager mon horrible calice De vinaigre et de tiel :
Tu voulus devenir mon épouse-victime Prêtresse de mon Sang :
Tu voulus te plonger, vaillante. magnanimne, Dans ce Lain jaillissant.
Et moi, dans ce torrent de vie et de justice, J'ai voulu te blanchir :
Dans ce torrent d'utuour et de pur sacritice, J'ai voulu te rougir.
Epouse blanche et rouge, hâte-toi, je t'en prie, De venir avec moi,
Serais-tu larguissante, et soutfrante et meurtrie ? Je veux l'être avec tci.
Je te consolerai, t'inonderai de Joie...
Viens donc à mon appel ;
Viens, chère, t'immoler, comme une douce proie, Là-bas sur mon autel.
Offre ma passion; moi, j'offrirai la tienne, Et mon Père entendra. à
La terre deviendra plus pure et plus chrétienne, Et le Ciel s'ouvrira.