‹ Gerbes de souvenirsChapitre 1 sur 31 · APPROBATION · texte numérisé non relu

APPROBATION

Nihil obstat.

Marianopolty die iia Aprilis içi4'

Edmour HÉBERT,

Censor librorum.

Permis d'imprimer :

. -^ Montréal, 16 avril 1914.

1 t GEORGES, ÉvÊQUE de Philip.,

Me voici tout joyeux avec le deuxième volume de mes Serbes de Souvenirs. L'accueil si bienveillant fait à ma première viL-ite m'engage à aller revoir mes lecteurs qui m'ont tîrié bien fort : au revoir, au plus tôt !

Je pourrais facilement publier un tome troisième avec les centaines de lettres qui m 'arrivent depuis quelques semaines, et qui chantent à merveille le charme de notre vie d'écolier, notre attachement à nos directeurs, à nos maîtres et à VAlma Mater et qui, toutes, veulent bien reconnaître en mes Gerbes le champ plein ciu père do famille. Cette publication serait encore des Gerbes de Souvenirs, plus variées, mieux choisies, mieux faites que celles-ci, venant de différentes sources, il est vrai, mais, à cause de cela, plus fraîches, plus vivantes et plus parfumées, exhalant Todeur d'un champ couvert de fleurs, béni par le Seigneur qui lui donne la rosée du ciel, la graisse de la terre et l'abondance du blé et du vin (G-én., xxiii, 27- 28.), comme est à présent le collège Joliette notre chez-nous.

Qu'on me permette du moins d'extraire de cette Gerbe -glorieuse, quatre lettres, dont la publication s'impose, à des titres divers, aux premières pages de ce volume. €e sont les lettres de mon évêque, Mgr J.-M. Emard, de Valleyfield, de Mgr G. Forbes, évêque de Joliette, du R. P. J.-E. Foucher, c. s. V., provincial, et du R. P. L.-J. Morin, c. s. v., supérieur du séminaire de Joliette.

AV.iNT-PROPOS

Evêché

de

Valleyfield.

Valleyfield, P. Q., 16 mars 1914.

Monsieur A.-C. Dugas, prêtre,

Curé de Saint-Clet.

Cher îîîODsieur,

Je viens, sans retard comme vous voyez, vous adresser mes félicitations les plus cordiales pour le premier volume de vos Gerhcs de Souvenirs que j'attendais avec inipatience et qui m'est arrivé, il y a trois joui^. J'en avais déjà lu, par indiscrétion, une partie sur les épreuves ; j'ai maintenant feuillette le li\T:'e d'un bout à l'autre, et je suis par conséquent en mesure de vous dire en toute sincérit-é: vite, finissez le tome deuxième, et que nous ayons bientôt l'ouvrage au complet. Vous aurez alors édifié un monument tout à la gloire de votre Aima Mater, qui sera, à bon droit, fière de son fils et tout à l'honneur de l'enfant qui sait si bien marquer, par une oeuvre durable, son affection profonde et son inaltérable gratitude à l'égard de sa mère.

D'autres, avec la compétence voulue, loueront les charmes du lécit, la précision des souvenirs, la facilité du style, et que sais- je encore? Ceci s'adresse au littérateur, à l'écrivain. Pour ma part, j'aime à voir en vous, dans votre travail, d'ailleurs orné de toutes les qualités nécessaires, le prêtre qui donne ce grand et noble exemple de l'attachement filial pour les maîtres qui l'ont élevé, instruit, formé, et de la reconnaissance religieuse pour la maison dans laquelle il a reçu le bienfait de l'éducation, d'où il est sorti, mais qui est toujours là, continuant pour ceux qui vont venir après lui, à donner le même

spectacle d'un dévouement qui ne se lasse jamais. Cela fait du bien, dans notre temps d'égoïsme ingrat et d'oubli misérable pour tous les bienfaits passés, répandus par tout le pays par nos maisons d'éducation. Votre cher collège Joliette, qui garde un si gros morceau de votre coeur, a, au milieu de tous les autres, sa large part de mérites, et par conséquent de titres à la reconnaissance nationale. Votre livre est l'expression de ce sentiment.

Vous avez fait et vous allez parachever une bonne oeuvre, en même temps qu'un livre souverainement intéressant et tout imprégné de piété sacerdotale. Vos maîtres et vos condisciples seront fiers de vous, et vous féliciteront, mais pas plus cordialement que votre tout dévoué en Notre-Seigneur,

t JOSBPH-MEDARD,

Evêque de Valleyfield.

Evêché

de Juliette.

Juliette, le 16 mars 1914.

M. l'abbé A.-C. Dugas, prêtre, Curé de Saint-Olet.

Cher Monsieur le Curé,

Valleyfield, Montréal et Joliette ! Trinité de foyers qui nous sont chers à vous et à moi.

Plus que toQS les anciens de Joliette, qui ont eu la bonne fortune d'y vivre les années de leur enfance et de leur formation intellectuelle, j'apprécie infiniment vos Gerbes de Souvenirs du collège Joliette, que vous avez eu la délicate bonté de nie faire parvenir.

Leur lecture intéressante, me permettra de combler dans ma vie désormais toute joliettaine les lacunes de mon éducation plutôt étrangère.

Je vous remercie pour moi-même, pour le collège mon séminaire, et pour tous les vieux collégiens qui sont sous ma houlette.

Je vous félicite d'avoir accru d'une unité précieuse, en attendant les volumes promis, le produit littéraire du Canada français.

Agréez, cher monsieur le curé, l'assurance de ma respectueuse amitié.

t GUILLAUME,

Evêque de Joliette,

Vive f Jésus./

Institut des Clercs de Saint- Viateur, Direction provinciale.

Outremont, Que., le 9 avril 1914.

Monsieur l'abbé A.-C. Dugas, prêtre,

Curé de Saint-Clet.

M. le cure et cher ami,

Au moment de quitter Otterburne, Manitoba, je vous remerciais de m 'avoir donné, par l'envoi de votre livre Gerbes de Souvenirs, un si aimable compagnon de voyage.

Com.bien il m'a intéressé et quelles jouissances il m'a procurées !

Franc et sincère y oui, vous l'avez été, tous vous en rendront le témoignage reconnaissant, mais avec quelle fidélité de mémoire et quelle finesse d'observation !

Et vous nous rappelez tous ces incidents, tous ces menus faits de la vie de VAlma Mater; vous mettez au tableau tant de naturel et de mouvement qu'il n'est pas un ancien qui ne trouve dans ces souvenirs le plus doux bonheur et les plus délicieuses jouissances. Tant il est vrai que le passé a pour l'âme et le coeur des trésors à nul autre comparables, sans compter, pourquoi ne le dirais- je pas ? que vraiment notre maison, si elle n'eût pas toujours, dans certains milieux moins sympathiques, l'estime et les encouragements qu'elle méritait, a vraiment bien des motifs de se réjouir dans le Seigneur de la part que son Coeur a daigné lui faire, et du rôle si beau qu'il lui réserva. On réprouve jusqu'à la fierté, en lisant ces

pages, et on sort de cette lecture avec la noble résolution d'aimer de plus en plus, et de servir de mieux en mieux ce cher collège, devenu séminaire, dont vous venez d'ouvrir les annales pleines de charmes et si riches en bonnes et joyeuses réminiscences.

Qu'il vienne donc au plus tôt le Tome second, qu'il vienne grossir ces gerbes précieuses du bon blé, qui nous ont donné le pain de chez nous.

Je devrais, comme élève de Joliette, vous remercier d'avoir entrepris une telle oeuvre; mais, comme supérieur provincial de l'Institut de Saint- Viateur, c'est un impérieux devoir de vous exprimer ma profonde reconnaissance, d'avoir ainsi élevé à la gloire de notre Séminaire de Joliette et à la mémoire bénie de ceux qui ont été les fondateurs et l'honneur de notre communauté, un monument dont ni le marbre, ni le bronze, ne sauraient égaler la grandeur et la durée.

Vous l'avez remarqué, je sais, mais je relève cette coïncidence: votre livre paraît au 50e anniversaire de la nomination du T. R. P. Lajoie, notre vénéré supérieur général, comme curé de Joliette, et au 10e anniversaire du décès du pieux et toujours regretté Père Beaudry, le véritable artisan de la prospérité de notre séminaire de Joliette; votre livre, qui glorifie l'action de l'un et de l'autre, et exalte leurs noms vénérés, sera deux fois la bienvenu au foyer de tous les membres de la famille Joliettaine.

Veuillez accepter ce chèque, humble témoignage de reconnaissance, et me faire parvenir, à Outremont, cent exemplaires de votre livre pour lesquels je vous prie de m 'adresser la facture.

Avec mes meilleurs voeux de santé et de joyeuses fêtes pascales, agréez, cher monsieur le curé, l'expression affectueuse de mon bien religieux dévouement en Notrc-Seigneur,

J.-E. FOUCHER, c. s. v.,

Supérieur provincial.

Séminaire de Joliette, 23 mars 1914.

M. Tabbé A.-C. Dugas, prêtre,

Curé de Saint-Clet.

Mon cher curé,

J*ai reçu la Gerhe que vous m'avez si aimablement fait parvenir. Avant de vous en remercier, j'ai voulu m'en repénétrer et goûter tout ce qu'il y a de bon, de beau, de réconfortant dans les épis dorés, cultivés par les aînés de notre grande famille, et si bien liés par le bon moisonneur que vous faites. Tous les enfants de Joliette voudront savourer le bon grain de vos Gerbes : les anciens, pour revivre les bonnes heures passées sous le toit de VAlma Mater; les cadets, pour apprécier l'histoire de la famille en étudiant les faits et gestes de leurs grands frères qui gardent si fidèlement le souvenir de la Maison. Merci au nom de tous ceux qui en ont reçu la garde et donnez-nous bien vite la soeur de votre première Gerhe.

Avec mes félicitations et mes remerciements, recevez l'hommage de mon affectueux respect et la faible obole de notre maison à qui travaille pour elle d'un si grand coeur.

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