CEUX QUE J'AIME
En premier, j'aime Dieu, car c’est mon Créateur, Mon Père et mon Sauveur.
En second, mon Pays ; pourquoi ? Ma foi, peut-être, Parce qu’il me vit naître,
J'aime ma femme encor ; pourquoi ? je le sais bien, Mais je n’en dirai rien !
Et j’aime mes garçons, j'aime surtout ma fille : Elle est bien plus gentille!
Et puis, j'aime mon frère et j’aime bien ma sœur : Is ont un si bon cœur !
J'aime encor mes cousins, un peu plus mes cousines ; Mes voisins, mes voisines
Sans oublier, non plus, mes nièces, mes neveux : Parce que je le vêux.
Vous croyez que c’est tout ? Non, non, car j’aime’encore Les enfants à l’ Aurore,
Les hommes au Midi, les jeunes au Levant,
©, Les vieillards au Couchant.
Et d’un amour égal—je le dis sans ambages— J'aime les fous, les sages ;
Mais sans mérite aucun, j'aime tous mes amis. Quant à mes ennemis,
En ai-je ? Je l’ignore : En cas, je leur pardonne, Puisque Dieu me l’ordonne !
Le ‘‘traître,”’ l’aimez-vous ? Hélas ! il le faut bien, Puisque j’aime mon chien !
En second,
Puis, je hais ]
* Le parasite
Sans oublier,
Et je L'odieux égoïste à che Je hais aussi
Oh Ce n’est pas tout,
Tel Quant à l’infâme Puisque je hais les porcs.
l’assassin,