CEUX QUE JE HAIS
En premier, plus que tout, je hais l’infâm Car il eut tort de naître ;
e traître, (1)
tigre avide du sang De son frère innocent,
Sourmand : Pourquoi ?
Mais son ventre est son ’indiscret ; un Il a trop haut aussi : Pourquoi Par respect po
dieu !
peu plus le supérbe :
le verbe ;
? Peut-être bien
ur mon bien ;
non plus, le ténébreux Pourquoi ? C’est un
Mais je hais doublement, et du fond
Le fourbe, le voleur.
‘Vous croyez que c’est tout ? Non, non, car hais
sophiste ; fumiste.
de mon cœur,
je déteste
comme peste
val sur le ‘* Moi
Qui ne vit que pour soi.
langue de vipère,
très fort la
de serpent
Qui flatte par devant
remords,
(4) J'entends le vice lui-même, car je ne hais personne, FRE
pourquoi, tudieu !