LE JEUNE ÉCOLIER ET LE VIEUX BAUDET
Sur le bord d’un chemin conduisant à l’école, Un vieil âne broutait D’un énorme chardon la feuille et la corolle. —On broute ce qu’on peut—et notre vieux baudet, Sentant la famine
un enfant rose et blanc, Portant péniblement dans-sa main sa science un abécé, je crois, - S’approchant bravement, voulant paraître crâne, Enflant sa voix, L'enfant dit au vieil âne : | ‘Tiens, prends mon abécé, prends, je t'en fais cadeau. —Ca se mange-t-il ? reprend le lourdaud.
—-Hélas ! Ce n’est pas une orange :
Ça s’apprend, mais point ne se mange, —Dans ce cas, merci de ce on :
Je suis bon pour manger, pour braire, Autre chose nullement ne sait faire.
Apprends ton i
Vous perdez votre terps, vous perdez votre peine, En parlant de couleurs à qui n’eut jamais d’yeux x -Vous perdez votre temps et vous perdez haleine,
En chantant