‹ Gerbes glanéesChapitre 25 sur 49 · IMITATIONS D'OWEN · texte numérisé non relu

IMITATIONS D'OWEN

Pas une œuvre , à tes yeux , n'a droit à la couronne : Tu reprends sans raison , tu blâmes sans détour ; Déchirer est ton lot : par un juste retour , Comme nul ne te plaît , tu ne plais à personne,

Que d'Églises dans Terreur !

D'être épouses du Sauveur Toutes se montrent jalouses.

Si chaque Église a raison , Jésus n'a pas moins d'épouses Que le feu roi Salomon.

Vainement je te loue , en vain tu me déchires ; On croit à mon éloge autant qu'à tes satires.

Levant partout sa tête altière, Le vice est le dieu de J a terre ; La vertu n'a plus de soutien.

Puisse de nouveau le grand Juge Noyer les hommes , pour leur bien !

— Eh ! qu'importe un nouveau déluge * Le premier n'a servi de rien.

Vous admirez, pauvres maris, Comme en visage , en caractère , Chacun de vos enfants diffère ; Mais vous seuls en êtes surpris :

Chacun d'eux ressemble à son père.

Pourquoi tant de jours d'abstinence ?

Pourquoi manger, pauvres pécheurs, Tant de poisson par pénitence ?

— Silence ! beaux-esprits railleurs ; Respectez la reconnaissance :

Les Apôtres étaient pêcheurs.

Vif.

« Si ta droite te scandalise,

« Pour éviter un tel écueil ,

a Coupe-la , chrétien ; si ton œil

« Étincelle de convoitise,

« Arrache-le. » Dans saint Mathieu ,

Ainsi parle le Fils de Dieu.

Que tout pécheur se martyrise ,

Soyons nous-mêmes nos bourreaux ,

Et l'on ne verra dans l'Église

Que des borgnes et des manchots.

J'ai fait trois mille vers ; Phébus avec dédain Les a tous accueillis. — Offre-les à Vulcain.

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