‹ Gerbes glanéesChapitre 48 sur 49 · Le privilège du talent ajoute à la beauté de la vertu · texte numérisé non relu

Le privilège du talent ajoute à la beauté de la vertu

76. Du moment qu'on blâme ou qu'on loue avec sincérité, on décèle ses affections.

77. Les pensées des écrivains vulgaires semblent des scories de métaux communs , celles des grands hommes sont de l'or en barre.

78. Chez les anciens, la plupart des origines sont enveloppées de nuages : il n'en est malheureusement pas de même chez les modernes,

79. On conçoit que les seigneurs de terres fussent moins durs, moins exigeants autrefois que ne le sont aujourd'hui les seigneurs d'écus ; on pouvait perdre des fermages, le sol était toujours là ; mais l'argent prêté, où le reprendre, s'il a disparu?

80. Le talent de la poésie est, dans la plupart des administrations, un obstacle à l'avancement. Un tel préjugé cause parfois des injustices ; en général , il est légitime.

81. De la tolérance ! beaucoup de tolérance ! mais pas de fusion, pas de compromis ; ils altèrent la pureté des principes et sont funestes à la vérité.

82. On a connu des Excellences presqu'idiotes, et des Altesses Sérénissimes très-bourrues.

83. La terre est dure et sèche pour le paresseux, elle est riche et féconde pour le travailleur : elle prodigue son lait à qui lui découvre les mamelles.

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