‹ GerbetChapitre 44 sur 49 · Le peifectionnement social demande · texte numérisé non relu

Le peifectionnement social demande

que, par raffaiblisseuient du pouvoir pfitemel, il soit introduit dans la famille un régime de liberté, en vertu duquel le père soit aussi peu gouvernant, et les enfants aussi peu gouvernés qu'il est possible.

DZ LA PROPRIÉTÉ

GO. — La propriété est contraire à la loi de justice, ainsi qu'à la loi de charité et de fraternité chrétiennes.

Gl. — fa propriété n'est pas fondée sur le droit naturel, et repose uniquement sur le droit

G2. — Il est conforme aux saines doctrines de la théologie et du droit public d'admettre que ies gouvernements sont les vrais propriétaires des biens possédés par les églises, les corporations religieuses, les hospices, les provinces et les communes.

63. — Les règles de la théologie morale sur la charité, suivant lesquelles il est dit que les riches doivent prendre sur leur supertlu pour subvenir aux nécessités des pauvres, n'expriment f[u"un conseil, et non un précepte.

Gi. — La bonne économie politic[ue demande

358 GEnBET

qu'il soit établi, dans chaque État, un régime qui ait pour principe et pour eflet d'interdire à TEgiise et aux particuliers l'exercice de la cha-

rité envers les indigents.

du socialisme en matière de propriété et en matikre: d'éducation

G5. — Les propriétés appartiennent à la nation; les enfants appartiennent à la nation.

66. — Le droit de propriété est une concession de la souveraineté nationale ; le droit des pèresde famille sur l'éducation de leurs enfants est une concession de la souveraineté nationale.

67. — La bonne constitution de la société demande que la nation, représentée par l'Etat, ait, sous une forme ou sous une autre, directement ou indirectement, le monopole de tous les établissements d'éducation et de toutes les propriétés^ individuelles ou collectives.

DE l'état RELIGHIUI

68. — Les obligations spéciales qui constituent fondamentalement les ordres religieux^ n'ont pas leurs racines dans FEvangile.

LA DOCTRINE 3o^

()0. — Les orrlrcs religieux sont une institutioa étrangère aux principes constitutifs du Christianisme.

70 — La perpétuité des vœux religieux peut^ ainsi que l'indissolubilité du lien conjugal, êtrecombattue par des raisons solides, fondées sur l'inconstance de la nature iiumaine, les exigences, de la liberté et les règles de la prudence.

71. — Les communautés religieuses qui nesont pas vouées à des œuvres extérieures de charité, n'ont pas une raison légitime d'existence.

72. — Par leurs prières, leurs actes expiatoires, leurs exemples d'abnégation, elles ne pratiquent la charité que d'une manière stérile et chimérique.

73. — Si les corporations religieuses qui s'occupent d'œuvres extérieures de charité, rendent des services, ce n'est point parce qu'elles font des vœux, mais quoiqu'elles fassent des vœux.

74. — La saine politique exige que les gouvernements catholiques aient pour maxime et pour règle de mettre, à priori^ en état de suspicion, les ordres religieux.

DE l'ordre matériel

75. — Quoi qu'il en soit de la fin dernière des individus dans un autre monde, le but suprême

3C0 GinnKT

auquel les sociétés [)()litiqucs doivent siihordoiiiier et rapporter toutes les lois et toutes leurs actions, est l'exploitation de la matière.

70. — A ceux qui prétendent que le paganisme a trop exalté la chair, on peut répondre que le christianisme a trop exalté l'esprit.

77. — Les maximes de lEvani^ile ont pour cli'et de paralyser les développements légitimes de l'activité humaine dans l'ordre matériel.

78 — L'élément matériel doit prédominer dans l'éducation de la jeunesse.

79. — La loi religieuse qui prescrit, à certains jours, la cessation des travaux matériels pour favoriser la culture spirituelle, est contraire aux principes d'une bonne économie politique.

DE DIVERSES CALOMNIES ET INJURES PROFÉRÉES ou RENOUVELÉES A l'ÉPOQUE ACTUELLE

80. — Le gouvernement temporel des papes a été un fléau pour les habitants des Etats de l'Eglise, et pour l'Italie entière.

81 . — Les formules d'excommunication adoptées par le Saint-Siège renferment des expressions contraires à la dignité des choses saintes.

Page 1