‹ Géricault (volume 2)Chapitre 4 sur 47 · LITHOGRAPHIES · texte numérisé non relu

LITHOGRAPHIES

1. R RR. BOUCHERS DE ROME. Doux bouchers à cheval, en costume de paysans romains et armés de la longue pique, conduisent des bœufs qu’excite un chien. On aperçoit un troisième cavalier dans le lointain, à droite.

C’est la première lithographie de Géricault. Il la fit en 1817, peu de temps après son retour de Rome.

'I'*' état, à gauche, au-dessous du trait carré : Géricault 1817; à droite ; Lithog. de C. de Last. Je ne connais qu’un exemplaire de cet état, si intéressant par la date. C’est une épreuve d’essai imprimée sur un papier qui porte de l’arabe au verso.

2' état. De même, mais sans la date.

H., 171. — L., 243 mill.

2. R RR. Portrait d’homme a mi-corps ; la tête de face, la main droite passée dans

le gilet.

Cette pièce, entièrement dessinée à la plume, n’a pas été mise dans le commerce; elle n’a même pas été tirée du vivant de Géricault, qui probablement n’en était pas satisfait. Elle est, en effet, très-lourde et, en somme, l’une des moins bonnes œuvres du maître. Elle représente M. Brunet, ami intime du peintre, et qui a laissé quelques écrits sur l’économie politique. A la vente de Géricault, faite les 2, 3 et 4 novembre 1824, la pierre tomba entre les mains de M. Bruzard, qui l’effaça après en avoir fait imprimer quelques épreuves.

état avant toute lettre, trait carré incomplet, R RR.

2' état, Géricault^ del. — Lith. de C. Moite .

H., 184. — L., 148 mill.

3. RR, Le porte-étendard, jeune homme avec de longs cheveux qui paraissent

blonds: costume noir à crevés, large fraise blanche. Il est vu jusqu’à mi-jambes et porte un étendard blanc sur l’épaule droite.

Cette pièce, exécutée au crayon et au lavis, n’a jamais été mise dans le commerce. Comme la précédente, elle n’a été tirée qu’après la mort de l’auteur et on n’en a imprimé que quelques épreuves. A gauche, en bas : Géricault. Sans nom d’imprimeur.

H., 168. — L., 141 mill.

4. R R R, Trompette de lanciers. Il est en grande tenue, à cheval, vu de face; il

tient sa trompette, appuyée sur sa cuisse droite.

Cette planche, entièrement exécutée à la plume, ne porte ni titre ni inscription. Elle est d’une extrême rareté et il n’en existe, croyons-nous, que deux épreuves : celle du Cabinet des Estampes et celle de M. de Triqueti. Au coin, à gauche, dans le dessin, les initiales de Géricault (T G) renversées. (Géricault, peu familiarisé

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encorp avec la lithographie, avait négligé de les écrire en sens inverse.) Le G est en partie mangé par le nettoyage de la marge. L’épreuve du Cabinet des Estampes est plus étroite du côté gauche que celle de M. deTriqueti, et le G a entièrement disparu. Elle lui est par conséquent postérieure.

H., .387. — L., 204mill.

5. RRR. Portrait de m. delanneau, proviseur du collège de Sainte-Barbe. Au crayon.

Cette pièce, qui au premier abord peut paraître peu importante, est supérieure par la puissance et la science du dessin, par la naïveté de l’exécution, aux meilleurs ouvrages du même genre de cette époque.

Sans lettres. Sans encadrement.

H., 1«. — L., 138 mill.

6. R. LA LAITIÈRE ET LE VÉTÉRAN. Vignette d’une romance de F. Rérat. Une

laitière agenouillée panse la jambe d’un soldat blessé, assis sur le bord d’une charrette. Lithographie à la plume.

Cette pièce fut faite par Géricault pour Berton, son ami et son camarade, à l’atelier Guérin. Sans encadrement.

7. R. JE RÊVE D’ELLE AU BRUIT DES FLOTS. Vignette d’une romance par Ame-

dèe de Beauplan. Turc assis sur un rocher près de la mer. Ciel orageux.

M. Bruzard, pour donner plus de prix à l’épreuve qu’il possédait, usa de l’avis que M. .lamar lui avait donné de l’endroit où un certain nombre d’exemplaires de cette pièce pouvaient être acquis à un prix très-modéré pour les acheter et les détruire.

Sans encadrement. A droite, au-dessous de la composition : Lilh. de G. Eiif/elmann.

H., It),5. — L., 180 mill.

8. RR. MaMELUCK de la garde impériale défendant un lEüNE TROMPETTE RLESSE

CONTRE UN COSAQUE QUI ARRIVE AU GALOP. Le chpval du trompette se cabre. Le Mameluck debout, le pied sur un cadavre de Cosaque, le soutient de la main gauche et attend le choc de l'ennemi. C’est une figure admirable de résolution, de courage impassible, d’héroïsme sans emphase.

Sans lettres.

H., 342. — L. 270 mill.

9. R R. BOXEURS. L’un des deux combattants est un nègre. Son torse , d un

modelé puissant, est dessiné à la plume, le reste de la figure est au crayon. C’est l’inverse pour l’autre personnage. D’autres boxeurs sont assis à terre et se reposent en regardant l’assaut. Divers personnages suivent le combat et discutent le mérite des coups.

Cette lithographie, d'une étonnante vigueur, est de la plus grande beauté. Sans encadrement.

U'' état, avant toutes lettres. RRR.

2'' état : Lühog'' de G. Motte, rite dex Marnis, /•’» Sl-G'‘.

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